Plongée au cœur de la Dictée de la Géographie

Samedi 3 octobre, le lycée Jules-Ferry de Saint-Dié-des-Vosges a vibré au rythme de la Dictée de la Géographie annuelle. Entre traumatismes scolaires et défi intellectuel, participants de tous âges se sont prêtés au jeu. Dont moi, Emma, 22 ans, étudiante à l’école de journalisme de Metz, en renfort au service Communication du Festival.

Une affluence record pour un retour en classe

Dès l’entrée dans l’établissement, la tension est palpable. Petits et grands évoquent à voix basse les souvenirs, parfois douloureux, des dictées de primaire et la crainte de la faute humiliante. Parmi la foule, Colombe, 15 ans, lauréate 2024 dans la catégorie des moins de 20 ans, affiche son ambition de réaliser un sans-faute. Un objectif qui a suffi à faire monter la pression chez les autres concurrents, moi y compris.

L’engouement est tel que l’organisation doit s’adapter en urgence : alors que 40 places étaient prévues, c’est une soixantaine de participants qui franchissent la porte. Résultat, le groupe est scindé en deux classes distinctes. Je me suis installée au premier rang, persuadée que cette stratégie limiterait mes erreurs. Erreur… Je comprends vite que le positionnement dans la classe ne change rien à la maîtrise des mots !

Entre stress et bonne humeur collective

Le hasard des placements me fait me retrouver à côté d’Élodie, professeure d’histoire-géographie au lycée. Sa présence à mes côtés accroît un petit peu mon stress, transformant cette dictée en une sorte d’évaluation implicite. Pourtant, l’atmosphère s’est rapidement détendue, devenant presque bon enfant. Les réflexes scolaires refont surface, rythmés par les célèbres phrases entendues dans toutes les salles de classe : « Moins vite ! », « Vous pouvez répéter ? », « C’est quoi après la virgule ? » Des demandes qui ont fait rire un public complice et plus détendu.

Pendant 35 minutes, la concentration a été totale. Le texte, signé Gilles Fumey et intitulé « Paysages en majesté », nous mène sur des terrains lexicaux glissants. Entre « polygale chevelu », « pylônes » et « kilovolts », chaque mot est un petit piège potentiel.

Le suspense demeure entier

Une fois la relecture achevée, le souffle revient dans la salle. Plus de pièges, plus de tracas : il ne reste plus qu’à rendre la copie. À la sortie, le soulagement est général. Certains se précipitent sur la correction pour évaluer les dégâts tandis que d’autres préfèrent préserver leur espoir en évitant le sujet. Je fais partie de cette deuxième catégorie… Il faut désormais patienter jusqu’à la remise des prix du dimanche 4 octobre pour connaître le nom des lauréats. En attendant, nous pouvons tous nous féliciter d’avoir relevé le défi !

Retrouvez le texte de la dictée en cliquant ici.