Yann Arthus-Bertrand : 80 ans au service de la condition humaine

Pendant plus d’une heure, Yann Arthus-Bertrand a repris sa montgolfière pour nous emmener en balade. Un voyage d’une grande simplicité, du Kenya au Rwanda en passant par Paris, dans lequel le public s’est volontiers laissé embarquer, au risque d’atterrir en terres inconnues. La cathédrale aura été, le temps d’un instant, le théâtre d’un éloge à la nature, à l’écologie et à la solidarité. 

Yann Arthus-Bertrand, photographe, reporter, réalisateur, militant écologiste et président de la fondation GoodPlanet, dit ne plus photographier de paysage tant l’incompréhension de son époque est prononcée.  « Cela fait vingt ans que l’on prévient le monde » ajoute-il. Fervent défenseur de la nature qu’il immortalise depuis des années, le réalisateur confie avoir tout appris de l’Afrique. 

Il enchaîne sur la place des femmes dans le monde et les inégalités sociales, rappelant que « 1,5 milliard de personnes vivent dans des bidonvilles ». Un discours lourd de sens, au ton plus découragé qu’alarmiste : « Ça m’attriste de voir que l’on parle de sixième extinction mais que l’être humain ne réagit pas ». 

Il a ensuite brièvement retracé son parcours, des survols du Kenya en montgolfière pour capturer les paysages vus du ciel jusqu’aux expéditions tropicales à la recherche de la faune sauvage : « Les lions m’ont appris à photographier », résume-t-il.

Yann Arthus-Bertrand est progressivement redescendu sur la terre ferme, concluant le voyage par sa vision du monde, du point de vue d’un écologiste humaniste sensible à l’impact de l’Homme sur la nature.