Pour entamer le dernier jour du Festival, Colin Niel, agronome, ingénieur du génie rural, des eaux et des forêts et écrivain du roman Le Septième Siffleur (Seuil), s’ouvre à une discussion enrichissante autour d’un petit-déjeuner. L’échange est animé par Emmanuel Antoine, directeur de l’Espace Arts Plastiques. Les lève-tard s’en mordent les doigts.
La proximité instaurée par le lauréat du Prix Amerigo Vespucci 2026 laisse la place à un temps de discussion presque informel. Au sein de l’Espace Arts Plastiques, entouré de projets artistiques d’enfants et d’adolescents, une cinquantaine de personnes se sont installées autour de tables de bistro face à l’invité.
Entre quelques plaisanteries, l’auteur a repris le fil rouge de son ouvrage. Animé par la compréhension comportementale et l’observation d’oiseaux, il explique que le courlis cendré, un oiseau migrateur au bec dirigé vers le bas, lie le destin des trois personnages de son roman. Il affirme que « la confrontation avec l’altérité, une espèce qui n’a pas la même vision que la nôtre, est vectrice de changement ». En ce sens, les différences de perception des protagonistes de l’ouvrage permettent de mieux comprendre les comportements humains et de repenser notre rapport à la faune et la flore qui nous entourent.
Le message que l’on retient tient en une phrase que l’auteur prononce au cours de son intervention : « Je voulais explorer la possibilité du changement qui est une question d’attention au monde qui nous entoure. Il n’est pas forcément nécessaire d’aller très loin ».



