Une géographie de proximité

Pour la deuxième année consécutive, ce vendredi 2 octobre, le Festival International de Géographie permettait aux festivaliers de tout âge de rencontrer une ou un géographe à La Boussole.

Assister à une conférence, une table ronde ou tout autre événement « grand public » du Festival, c’est plutôt facile. Mais discuter avec un géographe l’est un peu moins. Parce qu’on est timide ou parce que le temps manque. Pour venir en aide à celles et ceux qui le regrettent, le FIG a mis en place, depuis l’an dernier, une session de « speed-meeting géographique ». Cette année, elle s’est tenue ce vendredi 2 octobre à La Boussole.

Tous les publics étaient présents. Il y a eu des lycéens, comme Valentin, Alya, Inès, Syrine et Samir, venus de l’établissement strasbourgeois Louis-Pasteur grâce au dispositif du « Train des lycéens ». « On voulait en apprendre plus sur la géographie », explique le premier nommé. Face à eux, Alexandru Rusu, enseignant-chercheur, pour qui l’expérience était une première. « Ça nous permet de défendre de nouveaux chemins de réflexion », expliquait-il. Au cours de l’échange, qui a duré près d’une demi-heure, les questions ont fusé, allant des conflits en Afrique à l’indépendance du Kosovo, en passant par la possibilité, ou non, de faire du Maghreb un seul et même pays.

Il y a également eu des habitués du Festival International de Géographie, comme Gabriel et Anne-Marie. « Nous sommes venus par hasard, car on attendait sous le chapiteau, mais ce fut un heureux hasard », affirment-ils. Toujours face à Alexandru Rusu, ils ont cherché à échanger sur le travail du géographe et sur le regard géographique porté par un militaire.

Et enfin, les étudiants n’étaient pas en reste. Autour d’une table, l’enseignant-chercheur Christophe Gauchon, habitué à faire de la médiation avec des publics scolaires au cours de l’année, a notamment échangé avec Mathilde et Anaïs, étudiantes en licence de géographie à Nancy. « Nous avons évoqué un projet commun monté avec nos professeurs, portant sur le paysage industriel dans les montagnes », expliquent-elles.

Il ne reste plus qu’à espérer que ces échanges nourriront d’autres discussions en dehors du Festival et permettront, indirectement, de promouvoir la géographie !