Si le Festival se déroule à Saint-Dié-des-Vosges, ce n’est pas un hasard. La ville occupe en effet une place particulière dans l’histoire de la cartographie mondiale.
Au début du XVIe siècle, un groupe d’érudits appelé « Gymnase vosgien » installé à Saint-Dié-des-Vosges réalise une carte du monde devenue célèbre : la Universalis Cosmographia de 1507, autrement appelé le planisphère de Waldseemüller. Cette carte est dessinée par le cartographe allemand Martin Waldseemüller, avec la participation du savant Mathias Ringmann. C’est à ce planisphère que la ville tient son surnom de « marraine de l’Amérique ».
Qui est Amerigo Vespucci ?
Qui est Martin Waldseemüller ?
Qui est Mathias Ringmann ?
Le « Gymnase vosgien » prépare une réédition de la Géographie de Ptolémée et publie en 1507 la Cosmographiae Introductio, un livret qui accompagne une carte-globe en fuseaux et un planisphère. C’est sur ce planisphère qu’apparaît pour la première fois le nom « Amérique ». Les auteurs rendent hommage au navigateur italien Amerigo Vespucci, qui avait compris que les terres découvertes à l’ouest par les Européens ne faisaient pas partie de l’Asie, mais constituaient un « Nouveau Monde ». Le Gymnase vosgien latinise et féminise son nom, sur le modèle des autres continents : Asia, Europa, Africa. Amerigo, latinisé en Americus et féminisé en America, est ainsi inscrit sur la carte pour désigner ce continent. C’est l’acte de baptême de l’Amérique, Saint-Dié devenant sa marraine ! Le célèbre planisphère de 1507 réalisé par Martin Waldseemüller est considéré comme l’un des documents les plus importants de l’histoire de la cartographie. Une reproduction de cette carte est visible à la Boussole ainsi qu’au Musée Pierre-Noël, musée labellisé « Musée de France » depuis 2002.
L’exemplaire original du planisphère de Waldseemüller est conservé à la Library of Congress à Washington aux États-Unis, où il est exposé depuis 2007. Il s’agit de l’unique exemplaire complet connu au monde. La Bibliothèque nationale de France conserve également des documents liés à Waldseemüller et à la cartographie de la Renaissance, notamment des éditions anciennes de ses travaux et son fameux « Globe vert », visible sur Gallica.






