Dans le cadre de la 37e édition du Festival International de Géographie, Sophie Bonin, géographe, anime une discussion pluridisciplinaire entre trois invités de marque ! Magali Reghezza-Zitt, Grand Témoin 2026, auteure et géographe spécialiste des risques, Philippe Buzzi, magistrat financier et vice président de la chambre régionale des comptes Grand Est, et Thierry Paquot, philosophe professeur émérite.
Un dialogue d’une richesse rare.
Magali Reghezza-Zitt est le Grand Témoin de la 37e édition du FIG. Elle honore ce statut en avançant plusieurs définitions du paysage. C’est « un outil efficace pour lire notre société ». Mais le paysage est aussi « un paradigme, une manière de penser, qui représente une porte d’entrée dans l’espace géographique ». Enfin, le paysage n’est pas un tableau figé mais plutôt une fresque mouvante et fragile. Spécialiste des risques, la géographe nous livre les craintes nées de l’été caniculaire que nous avons tous vécu.
Malgré des professions distinctes, les trois intervenants expriment un lien prononcé entre leur fonction et les paysages. Pour Philippe Buzzi, dont les travaux influencent les politiques publiques de manière directe, « le paysage oblige à nous projeter dans le temps long, pas seulement sur un mandat de cinq ans ». En parallèle, il appréhende la notion de paysage comme un sentiment intime sur lesquels doivent se fonder les politiques publiques : « un projet de requalification doit être fondé sur les populations locales ».
Thierry Paquot s’est investi de la question des villes. Le thème du FIG 2026 a donc trouvé un écho particulier dans son analyse. Inquiet pour le futur, il ne voit plus de frontière entre la ruralité et l’urbain. Il nous dit : « L‘approche du paysage a radicalement changé ces dernières années, il n’y plus de ville, il n’y plus de campagne. Nous sommes dans un espace urbain généralisé ».
La pluridisciplinarité de cet échange aura probablement inspiré Magali Reghezza-Zitt pour le discours de clôture du Festival International de Géographie dimanche 4 octobre entre 15 h 30 et 16 h 45, à l’espace George-Sadoul.




