Bénéficiant d’un programme dédié, le pastoralisme fait l’objet de nombreux rendez-vous tout au long du Festival. Le premier d’entre eux permettait de présenter l’engagement des acteurs locaux dans le massif des Vosges, sous le chapiteau Amerigo, ce vendredi 2 octobre.
Pour voir un paysage, nul besoin d’effectuer de nombreux kilomètres : le paysage se trouve partout autour de nous. Il était donc difficile d’imaginer que cette 37e édition ne ferait pas la part belle au local, sur un territoire à dominante rurale. La première évocation a été faite ce vendredi 2 octobre, sous le chapiteau Amerigo.
Autour de la table, Aurélien Bansept, en sa qualité de vice-président de la communauté d’agglomération de Saint-Dié-des-Vosges et président du Pôle d’équilibre territorial et rural du Pays de la Déodatie, Jérôme Mathieu, président de la Chambre régionale d’agriculture du Grand Est, et Jean-Bernard Pannekoecke, président de la communauté de communes de la Vallée de la Bruche. Laurent Lelli, géographe, apportait un éclairage plus scientifique.
Tous étaient venus évoquer le pastoralisme. La parole a donc d’abord été donnée par Patricia Andriot, commissaire à l’aménagement du massif des Vosges, à Jérôme Mathieu. « En installant des animaux ou en fauchant, on crée le paysage », a-t-il martelé, tout en évoquant les différentes contraintes auxquelles doivent faire face les agriculteurs : finances, gestion de l’eau et réglementations européennes.
« L’agropastoralisme permet d’ouvrir le paysage », a, de son côté, avancé Jean-Bernard Pannekoecke, à la tête d’une collectivité pionnière sur le sujet. « Cette ouverture permet aussi de recréer du lien social, car nous avons gagné des heures d’ensoleillement. Et plus il y a de soleil, plus les habitants sortent et participent à la vie collective en ayant des échanges. »
Autre représentant d’une collectivité, Aurélien Bansept a, quant à lui, précisé que « la forêt et l’agriculture pouvaient cohabiter », même si, par définition, une ouverture du paysage engendre des coupes. « Le paysage est un produit de longue durée », a complété le géographe Laurent Lelli. « Le paysage commun est un construit et tout le monde doit y participer. »
Les différents profils des intervenants de cette table ronde étaient idéaux pour donner du crédit à ses propos.



