Sur l’ancienne friche industrielle des papeteries du Souche, à Anould, plusieurs fresques réalisées par des artistes internationaux ont vu le jour. L’inauguration s’est tenue ce jeudi 1er octobre en présence de la directrice du Festival, Victoria Kapps, et du président de l’ADFIG, Thibaut Sardier.
Et si l’accès à la géographie se faisait par l’art de rue, plus communément appelé « street art » ? C’est en tout cas l’une des idées du projet mené sur l’ancienne friche industrielle des papeteries du Souche, à Anould, appelée à devenir Cambium, un campus dédié à la sécurité et à la cybersécurité dans les prochains mois. Avec la collaboration du Musée d’art urbain et de street art, le MAUSA Vauban, situé à Neuf-Brisach, trois artistes reconnus internationalement sont venus, en juillet et en septembre, redonner des couleurs aux différents murs du site : Tarek Benaoum, Alex Senna et David de la Mano.
« Nous avions envie de faire circuler l’énergie du festival sur le territoire », a notamment expliqué Victoria Kapps, directrice du festival, lors d’un échange avec Thibaut Sardier, président de l’association porteuse, l’ADFIG. « Nous n’avons pas transformé un lieu, mais accompagné la transformation d’un lieu », a-t-elle également affirmé.
Parallèlement, le projet permet aussi de mettre en avant le travail de réhabilitation d’une friche. Pour ce faire, plusieurs visites commentées seront organisées tout au long du week-end sur le site. Dans un autre registre, la géographe Aude Le Gallou proposera une conférence sur le thème « Réinventer les friches », le vendredi 2 octobre à 11 h, à la chapelle Beau-Jardin. Elle donnera également une autre conférence, consacrée à l’Urbex, intitulée « Urbex : pour une exploration sensible des paysages de l’abandon », le même jour, au même endroit, à 16 h 30, ainsi que le samedi 3 octobre à 10 h à Corcieux.
« Le lieu se réinvente avec une nouvelle activité », a, de son côté, souligné Thibaut Sardier. « Aude a pour habitude de dire qu’en étant délaissées, ces friches perdent tout lien avec le public. Mais pour ce projet, un nouveau lien sera tissé avec les étudiants. »
La 37e édition a d’ores et déjà laissé une trace quasiment indélébile.



