Une conclusion qui réchauffe le cœur

De nombreuses femmes ont été mises à l’honneur durant la 37e édition du Festival International de Géographie. Parmi elles, Magali Reghezza-Zitt a parfaitement accompli sa mission de Grand témoin en apportant une touche de positif sur le sujet du réchauffement climatique.

En 2026, les femmes ont été mises à l’honneur au Festival International de Géographie. D’abord, il y a l’affiche, où l’homme au chapeau que beaucoup pensaient inamovible a été remplacé par une femme munie de lunettes. Puis il y a eu les choix de confier la direction scientifique à Léa Sallenave et de placer Magali Reghezza-Zitt en tant que Grand témoin de l’édition. Et enfin, le prix Vautrin-Lud, équivalent du prix Nobel de la discipline, a été attribué à Karen Seto, une géographe américaine qui a travaillé sur les enjeux d’anthropocène et de réchauffement climatique.

De réchauffement climatique, il en a surtout été question avec Magali Reghezza-Zitt. Interrogée par Thibaut Sardier, président de l’ADFIG lors de la cérémonie de clôture, la géographe à la notoriété évidente est souvent perçue comme l’une des rares optimistes sur le sujet. « Ce n’est pas de l’optimisme, c’est du réalisme », clame-t-elle. « La science nous dit qu’il est possible de stopper le réchauffement climatique. Mais pour cela, il faut décarboner. La décarbonisation résoudrait la majorité des problèmes ».

Dans le rayon positivisme, la Grand témoin a également apprécié la politisation du Festival dans le sens où il permet de nombreux débats. « Nous n’avons pas les bonnes lunettes pour regarder le paysage », a-t-elle déclaré en faisant référence aux dires entendus ici et là sur l’état de la société. En s’appuyant sur les nombreux échanges tenus avec les festivaliers, jeunes et moins jeunes, la présence d’une foule importante au salon du Livre « signe qu’on lit encore » et le brassage intergénérationnel. « Je ne comprends pas ce que veulent dire les termes optimisme et pessimisme. Si on est pessimiste, autant tout arrêter », continue-t-elle d’affirmer.

En clair, Magalie Reghezza-Zitt ne retiendra que du positif de son huitième passage au Festival International de Géographie. À un détail près : pour la huitième fois également, la Grand témoin de cette 37e édition repartira de Saint-Dié-des-Vosges avec un mal de gorge. Un mal qu’elle a tenté de réduire en se régalant avec les bonbons vosgiens dédiés. Le positif, partout.