Tout au long du week-end, l’espace Éco-resto s’est imposé comme le point de restauration incontournable des visiteurs. Bien plus qu’une simple pause déjeuner, ce lieu propose une démarche globale via le zéro déchet, des circuits courts et accessibles financièrement. Entre engagement des restaurateurs et conscience des visiteurs, l’assiette y devient un acte politique et convivial.
Un projet engagé…
L’éco-resto du FIG est une initiative portée par l’association Trans’Versants, dont l’objectif est de favoriser le développement d’une consommation responsable. Estelle Pebay, représentante de l’association, décrit l’expérience du FIG comme “très intéressante”. Sa mission, par ce dispositif, était de proposer des repas accessibles, générant le moins de déchets possible, avec une forte dimension sociale, chaque stand devant notamment offrir une option salée à moins de 5 euros. Pour elle, ce festival est une réussite : sur l’ensemble des trois jours, moins de 20 kilos de déchets ont été produits, tandis que les visiteurs ont été amenés à réfléchir à leurs habitudes de consommation.
… et aussi accessible
Encore ce dimanche midi, la foule se pressait vers cet espace qui réussit le pari de concilier restauration équilibrée, facilité d’accès et prix honnêtes. Au cœur du dispositif, entre autres, le restaurant “Les Toqués du Jardin”, tenu par Christelle, illustre parfaitement cette philosophie. Pour elle, la démarche “Éco-resto” se définit simplement : ‘zéro déchet, bon et local’.
“Cela fait quatre ans que je viens au FIG et je ne me vois pas fonctionner autrement”, explique-t-elle avec conviction. Sa feuille de route repose sur trois objectifs clairs : interroger le public sur sa consommation, garantir une alimentation saine et maintenir un budget raisonnable pour tous. Si Christelle est très satisfaite du déroulement de cette édition, elle émet une seule suggestion pour l’avenir : l’installation de luminaires autour des tables. Une amélioration qui permettrait de prolonger ces moments de partage et de profiter plus tardivement de la convivialité des lieux, une fois la nuit tombée.
Le visiteur acteur de sa consommation
La convivialité ne se limite pas au cadre, elle est aussi dans l’état d’esprit des visiteurs. Thomas, présent ce midi dans la file d’attente du stand de Christelle, incarne cette dynamique. S’il reconnaît avoir choisi l’Éco-resto pour sa position stratégique, à côté du salon du livre, sa motivation première reste le soutien à une restauration écoresponsable.
Ces valeurs, Thomas les porte véritablement à cœur. Ayant déjà expérimenté la vie avec un jardin et des poules, il pousse aujourd’hui sa réflexion plus loin, notamment sur ses déplacements et le vivre ensemble. “Je viens manger ici pour les valeurs proposées et pour lutter, à mon échelle, contre les lobbys alimentaires”, confie-t-il.
Un modèle à pérenniser
L’engouement autour de l’Éco-resto du FIG prouve que la géographie passe aussi par le goût et l’acte de manger. En reliant producteurs locaux, restaurateurs engagés et consommateurs conscients, cet espace démontre qu’une autre organisation alimentaire est possible.



