L'intervenant
Benjamin DACQUET
Géographe, mon corps de recherche s'articule autour des territorialités et des patrimoines autochtones, du colonialisme de peuplement et de la conservation environnementale. Évoluant dans le champ de la géographie culturelle, historique et critique, je me concentre sur la nature ontologique des conflits en lien avec l'utilisation du territoire. Après une recherche de maitrise portant sur l’implantation des réserves autochtones au Québec, ma recherche doctorale, toujours sous la direction des professeures Caroline Desbiens et Justine Gagnon (Université Laval, QC), s’intéresse aux tensions entre un patrimoine dit « naturel » et le patrimoine des Tsilhqot’in, en Colombie-Britannique. J’explore la façon dont les parcs provinciaux perpétuent une logique coloniale d’effacement de la présence autochtone sur le territoire, sous une forme moins visible mais toujours active dans la province de Colombie-Britannique. Cela m’amène notamment à questionner les modalités de conservation de la nature dans un contexte colonial, en lien avec les dynamiques capitalistes, et de voir quelles alternatives sont à notre disposition pour faire coïncider justice sociale et environnementale.
L'intervention
La géographie pour se comprendre et se situer dans le monde
Je propose de présenter ce qu’est la discipline géographique sous un angle plus personnel aux jeunes étudiant.es. À partir d’expériences vécues et de mon travail de recherche, l’idée est de montrer que la géographie n’est pas seulement une science qui nous aide à connaître le monde, mais qu’elle permet aussi de mieux nous connaître soi-même. À partir de là, j’encourage les échanges et périodes de question-réponses afin d’illustrer comment cette science ne se construit pas en dehors du monde mais précisément en son centre. On parlera notamment de voyage, d’introspection, mais aussi des défis contemporains.
