Biographie
Ioana Baskerville est chercheuse principale au Département d’ethnologie de la Filiale de Iași de l’Académie roumaine et maîtresse de conférences associée en anthropologie culturelle à l’Université « Alexandru Ioan Cuza » de Iași (Roumanie). Spécialiste du patrimoine culturel immatériel, elle développe une recherche interdisciplinaire à l’intersection de l’ethnologie, de l’anthropologie, des études patrimoniales, des politiques culturelles et du pastoralisme.
Présidente de la Commission nationale pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel du ministère roumain de la Culture et point focal national pour la Convention de l’UNESCO de 2003, elle coordonne des initiatives nationales et internationales dans le domaine de la sauvegarde du patrimoine vivant. Elle a dirigé le processus de documentation de la transhumance en Roumanie et représenté le pays lors de la première extension multinationale de l’inscription de la Transhumance sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Plus récemment, elle a coordonné la nouvelle extension multinationale de ce dossier, associant la Bulgarie, la Pologne, la Slovaquie, la Serbie, la Turquie et l’Ukraine. Elle est également consultante auprès des ministères roumains de l’Agriculture et du Développement rural, de l’Environnement, ainsi que de l’Économie, du Tourisme et de l’Entrepreneuriat pour les questions relatives au patrimoine culturel immatériel, notamment dans ses liens avec la nature et les systèmes agricoles. En tant que membre du Réseau mondial des facilitateurs de l’UNESCO, elle a assuré des missions d’expertise et de formation pour l’UNESCO, le Centre régional de l’UNESCO à Sofia et plusieurs autres pays. Elle dirige actuellement un projet financé par l’Union européenne consacré à la formation professionnelle dans le domaine du patrimoine culturel immatériel. Ses collaborations avec la Convention des Carpates (PNUE/UNEP) portent notamment sur des projets consacrés à l’éducation au développement durable et à la valorisation du pastoralisme traditionnel en tant que solution fondée sur la nature. Ses recherches sur le pastoralisme couvrent un large spectre, depuis l’histoire culturelle et l’écologie culturelle des systèmes de pâturage mobile dans les Carpates jusqu’aux défis contemporains auxquels sont confrontées les communautés pastorales. Ces travaux sont menés en étroite collaboration avec les associations roumaines de bergers et les autorités locales des communautés rurales de montagne, afin de contribuer à l’élaboration de politiques et de pratiques favorisant la transmission des savoirs, la résilience des territoires et le développement durable.