Penser la carte autrement

À l’occasion de la première édition du Jour de la Carte, ce 4 février 2026, le Festival International de Géographie, en partenariat avec La Boussole, médiathèque de Saint-Dié-des-Vosges, a proposé au public un atelier participatif intitulé « Les cartes qu’il nous faut ». Un temps d’échange et de réflexion collective pour interroger le rôle des cartes dans notre manière de comprendre le monde.

Ouvert à tous, cet atelier a rassemblé une quinzaine de participants, curieux et amateurs de géographie, invités à réfléchir ensemble à une question simple mais essentielle : quelles cartes manquent aujourd’hui pour mieux saisir notre monde ?

Par petits groupes, les participants ont échangé sur un panel de cartes différentes et complémentaires. La cartographie est bien plus qu’un support visuel : c’est un outil de questionnement et de compréhension du monde. Chacun a pu découvrir et exprimer sa réflexion sur la carte qui l’a le plus interpellée.

Puis ils ont imaginé ensemble des cartes nouvelles ! L’objectif n’était pas de produire des documents techniques, mais de faire émerger des idées, des besoins, des manières différentes de représenter le monde. Les échanges ont souligné la richesse de l’intelligence collective : croiser les points de vue permet d’imaginer des représentations nouvelles, plus proches des réalités vécues.

À travers mots-clés et schémas, chacun a pu exprimer sa vision : la carte n’est pas seulement un outil de localisation, mais un outil de compréhension, capable de rendre visibles des phénomènes parfois invisibles ou complexes.

Les propositions issues de cet atelier montrent à quel point le regard de chacun est différent ! Certaines idées de cartes tendent à révéler une réalité invisible, d’autres dénoncent des injustices ou encore représentent un rêve… certaines marquent une évolution par des faits historiques.

Pour exemples :
– La carte des travaux de voirie en France respectant la loi d’obligation d’aménagement cyclable
– La carte des ondes wifi
– La carte des lieux de rencontres non-connectés
– La carte liant histoire et géographie d’un territoire
– La carte des changements du circuit des 24 heures du Mans
– La carte des noms perdus des lieux d’une ville
– La carte de mémoire des lieux oubliés
– La carte des petits paradis terrestres
– La carte de l’évolution des envies de styles de danse à mesure que le temps passe
– La carte des festivals liés à la laine et au tricot

Autant de sujets qui traduisent une attente : celle de cartes plus humaines et plus proche du citoyen. Cet atelier a aussi montré que le public ne se contente pas de regarder des cartes : il souhaite comprendre comment elles sont construites, ce qu’elles montrent… et ce qu’elles ne montrent pas. En proposant cet espace de dialogue, le FIG affirme son rôle de lieu de rencontre entre savoirs scientifiques et regards citoyens.

Le second atelier, organisé par La Boussole, se voulait plus créatif et artistique. Place à l’imaginaire pour une quinzaine de participants venus cartographier leur monde imaginaire à l’aide de grains de riz et d’éléments de base de cartographie comme une boussole, des reliefs, des routes, des éléments naturels…

Chacun a donné vie à son propre univers et créé une carte « fantastique » !

Nous remercions tous les participants, l’équipe de La Boussole et la République des Cartes.

Rendez-vous pour la prochaine édition du Jour de la Carte le 4 février 2027 !