Le Prix du Livre de Géographie des Lycéens et Étudiants 2025

Créé en 2020, le Prix du Livre de Géographie des Lycéens et Étudiants récompense un ouvrage de Géographie à destination des lycéens et étudiants.

Ce sont eux, élèves et étudiants, encadrés par un enseignant, qui votent chaque année pour leur livre préféré parmi les ouvrages sélectionnés. Le Prix, doté de 300 euros, est remis chaque automne lors du Festival International de Géographie.

FIG - Géographie - partenaire - crédit - mutuel - enseignant
Prix financé par le Crédit Mutuel Enseignant

Sélection 2025 en cours

Lauréat 2025

FIG - Prix - Littérature - Géographie

Espace, genre et violences conjugales : ce que révèle la crise de la Covid-19
de Marion Tillous aux éditions Presses Universitaires Vincennes, 2022

La crise de la covid-19 a eu des conséquences fortes sur les rapports de genre et les violences au sein du couple. Les mesures de confinement associées en particulier ont rendu impossible à ignorer les logiques spatiales qui les sous-tendent. La pandémie de covid-19 et les mesures de confinement en mars 2020 ont été perçues comme des événements sans précédent. Qu’en est-il de leurs effets sur les rapports de genre et les violences dans le couple ? Cet ouvrage propose une géographie sociale et féministe des rapports de genre, des violences conjugales et de l’accompagnement des victimes…

La remise du Prix aura lieu durant le FIG, du 4 au 6 octobre 2024 à Saint-Dié-des-Vosges.

Les 5 ouvrages sélectionnés

Rémi Barbier et Sara Fernandez (dir), Idées reçues sur l’eau et sa gestion, Le Cavalier bleu

Idées reçues sur l’eau et sa gestion
de Rémi Barbier et Sara Fernandez (dir) aux éditions Le Cavalier bleu, 2024

Depuis quelques années, l’eau et sa gestion sont devenues un sujet de tensions, voire de conflits. Qu’on en manque ou qu’on en ait trop, les affrontements se multiplient autour d’usages contestés et d’une gestion perçue comme inégalitaire ou défaillante. La menace des « guerres de l’eau » est même parfois brandie, tant au niveau international qu’à l’échelle locale. Sont ainsi pointés du doigt, une agriculture polluante et sur- consommatrice, un aménagement des rivières préjudiciable à la biodiversité, des pénuries importantes dans les territoires d’outre-mer, des canalisations défectueuses à l’origine de fuites massives, une potabilité menacée, etc. Autant de sujets sur lesquels pro- et anti s’affrontent, souvent à coup d’idées reçues. Les spécialistes réunis dans cet ouvrage nous permettent de démêler le vrai du faux d’enjeux qui nous concernent toutes et tous.

Nuits de Beyrouth
de Marie Bonte aux éditions ENS, 2024

Cet ouvrage propose une géographie inédite de Beyrouth : celle de sa nuit. Privilégiant une approche de l’urbain par les espaces et les pratiques liés à la consommation et au divertissement, l’ouvrage interroge les spatialités, les sociabilités et les discours de la jeunesse qui sort à Beyrouth, ainsi que leur portée sociale et politique dans le Liban post-conflit. Le travail repose sur une enquête qualitative de quatre ans mêlant entretiens, observations, et archives. Le matériau empirique dense et varié montre comment la nuit constitue un riche analyseur des recompositions urbaines après la guerre civile libanaise (reconstructions, reprise des mobilités) et permet de révéler des aspects de la citadinité beyrouthine que la vie diurne ne peut complètement éclairer.

Marc Brosseau, Tableau de la géographie littéraire, Puppa

Tableau de la géographie littéraire
de Marc Brosseau aux éditions PUPPA, 2022

La trajectoire de la géographie littéraire accompagne celle des multiples branches et courants de la géographie humaine. Longtemps marginal, le recours à la littérature est désormais une pratique courante en géographie. De la véracité de la description des paysages ruraux dans le roman réaliste à la forme de la ville dans le roman moderniste, en passant par l’imaginaire urbain dans la littérature de science-fiction ou le roman policier, de nombreux thèmes sont explorés au contact d’œuvres littéraires. Envisagée comme un tout, la masse des travaux publiés depuis bientôt cinquante ans est impressionnante, suffisamment riche et diversifiée pour qu’il ne soit pas abusif de parler d’une sous-discipline relativement autonome dont les développements procèdent de la mobilisation de cadres théoriques, de démarches méthodologiques ou encore de thématiques jusque-là peu étudiées.

Chercheurs d’or
de François-Michel Letourneau aux éditions CNRS, 2022

Depuis le début des années 2000, l’orpaillage illégal est massivement présent en Guyane et se montre, malgré un impressionnant dispositif de lutte, remarquablement résilient. Pour tenter de juguler le phénomène et ses désastreuses conséquences environnementales, un partenariat original a été noué entre le géographe François-Michel Le Tourneau, spécialiste de l’Amazonie, et les Forces armées de Guyane, dans le but d’étudier le monde parallèle des garimpeiros, ces chercheurs d’or. Mais comment gagner leur confiance ? Comment s’enquérir de leurs pratiques illégales ? Il faut faire preuve d’une honnêteté et d’une transparence sans failles, afficher immédiatement l’objectif, prouver que l’on connaît le terrain, et y revenir sans cesse. Voici le résultat de cette enquête inédite.

Le Blanc des cartes
de Matthieu Noucher, Sylvain Genevois et Xemartin Labrode aux éditions Autrement, 2024

S’il n’y a rien, c’est déjà qu’il y a quelque chose… Absence d’informations ou de données, oublis involontaires ou invisibilisation à des fins politiques ou culturelles, les blancs laissés sur les cartes ne sont pas neutres. Ces zones vides décuplent la curiosité et parfois même les fantasmes de ce qu’elles représentent ou peuvent cacher. Ce qui est vide est-il le reflet du rien ? Alors que nous sommes aujourd’hui saturés de données disponibles, des blancs sur les cartes subsistent. Les auteurs dévoilent ici, grâce à une quarantaine de cartes, un nouveau monde et révèlent la diversité de ces « silences » cartographiques.

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