L’heure n’est pas aux leçons, il s’agit de contribuer à une intelligence collective, adressée depuis 1990 au devant de la société !
Intervention du Président du FIG 2016, Patrick Boucheron, lors de la séance inaugurale

Pierre Assouline«Subjectif, arbitraire, injuste»… C'est par ces trois adjectifs qu'Antoine Spire a décrit le Dictionnaire amoureux des Écrivains et de la Littérature de Pierre Assouline, lors d'un Grand Entretien à la Cathédrale ce samedi. Quand il s'est attaqué à cet ouvrage, Pierre Assouline a prévenu : il ne serait ni exhaustif, ni objectif. Et c'est ce qui en fait sa force. Des parti-pris qui peuvent surprendre mais qui sont totalement assumés par l'auteur. Certains grands écrivains n'y sont pas répertoriés alors que plusieurs pages peuvent être consacrées à un écrivain peu connu.

Avant ce Dictionnaire amoureux, Pierre Assouline a écrit de nombreux ouvrages, dont une dizaine de romans. Golem a particulièrement retenu l'attention d'Antoine Spire.
«Un roman ne vient pas d'une idée, mais d'un désir, explique Pierre Assouline. Certains personnages m'habitent depuis longtemps et je retourne vers eux de temps en temps, pour savoir si c'est le moment d'en faire un roman». Golem, créature humanoïde faite d'argile et dépourvue de libre-arbitre, fait partie de ces personnages qui hantent Pierre Assouline depuis de nombreuses années. En s'intéressant à cette figure mythique, son objectif était de l'adapter à l'époque actuelle. Dans ce roman, un champion d'échecs se fait donc «golémiser» par un neurochirurgien qui veut décupler les facultés intellectuelles du héros. Avec un tel pitch, on s'imagine en pleine science fiction. Et pourtant, tout est réel dans ce roman. Car Pierre Assouline ancre toujours ses fictions dans le réel, effectuant des enquêtes minutieuses pour s'approcher au plus près de la réalité. Pour ce roman, par exemple, il a assisté à une opération neurologique à la Pitié-Salpêtrière.
Au cœur de Golem, la question du transhumanisme, ce mouvement de pensée dont l'objectif est d'augmenter les capacités de l'être humain. «N'allez pas croire que ces gens sont des farfelus» prévient Pierre Assouline. Les mécènes du transhumanisme sont Microsoft, Google ou encore Amazon, des entreprises prêtes à investir de grosses sommes dans la recherche sur l'intelligence artificielle. Un sujet brûlant d'actualité.

Margaux

Pierre Assouline

Séance inaugurale du festival, accueil des personnalités, intervention très attendue de Patrick Boucheron, carte au sol IGN à la gare SNCF, accueil des enseignants, café géographique avec l'éducation nationale, salon de la Géomatique, exposition et conférences sur Tintin, ambiances de festival dans les rues et chapiteaux...
Tous les temps forts de cette première journée du FIG en vidéo

 

Rencontre Centre National du Livre «Eternel Tintin !»   par   Benoît   Peeters,   essayiste, biographe  de  Hergé  et  Simenon,  scénariste  de  la  bande  dessinée  Les  Cités  Obscures, Jochen Gerner, auteur, dessinateur à l’hebdomadaire Le Un co-auteur  de  «RG»,  éditions  l’Association  et  Emmanuel  Rabu, co-auteur  de  «RG»,  éditions  l’Association, animée par Sarah Polacci, journaliste

Quelques-uns des membres du comité de pilotage ont expliqué vendredi après-midi la façon dont on construisait le contenu scientifique du FIG. Avec un constat unanime : le sujet colle particulièrement à l’actualité !

Un monde qui va plus vite ? Dans la construction du Festival International de Géographie, la réponse est oui, assurément ! C’était en tout cas le point commun essentiel des explications fournies vendredi après-midi par Béatrice Collignon et Philippe Pelletier, directeurs scientifiques, Henri Desbois, Maude Sainteville et Franck Lavigne, membres du comité de pilotage, qui expliquaient qu’entre la première sollicitation fin octobre et le FIG suivant, soit le temps prenait son temps, soit il filait à toute vitesse… Répondant à la volonté de l’animateur Sylvain Allemand de «rentrer dans la marmite FIG», les géographes ont expliqué les raisons pour lesquelles ils ont été sollicités, comment se faisait le choix des déclinaisons du thème, qui compose le comité de pilotage… L’occasion d’apprendre que la vingtaine de membres qui le constitue est issue d’horizons variés : une douzaine de scientifiques pilotés par la direction scientifique, le président de l’ADFIG (association porteuse du festival), le Maire David Valence, le Fondateur Christian Pierret, l’Education nationale… «Le programme est vraiment le fruit d’un échange», souligne Philippe Pelletier. Deux réunions «concrètes», une flopée de courriels, de sms, des heures passées sur Skype, un appel à proposition, des débats contradictoires et moult brainstorming plus tard, le FIG prend forme. «C’est une question d’équilibre entre plusieurs impératifs : tenir l’exigence scientifique, de qualité, de rénovation et d’accessibilité au grand public», soulignait Béatrice Collignon.

Sadoul

Café Géographique « A quoi sert la Géographie à partir des Jeux Olympiques de Rio ? » animé par Monsieur Arnaud Bruthiaux, enseignant
Atelier Numérique : « A vos tablettes et fourchettes : le numérique au service de la gastronomie ? » animé par Madame Adeline Bouchelet, enseignante

Ces rendez-vous, à destinations des élèves de cycle 3 (CM1, CM2 et 6e), étaient une première.
Ils étaient organisés par l’Éducation Nationale en présence de Monsieur Jérôme Conroy, Inspecteur de l’Éducation Nationale

 

Accueil des enseignants des différentes académies, dans le cadre du Plan National de Formation du Ministère de l’Éducation Nationale, des parcours pédagogiques du FIG, par l’Inspection Générale, les Directeurs Scientifiques du Festival et David Valence, Maire de Saint-Dié-des-Vosges

Suivi d’une conférence introductive «Quelles lectures géopolitiques du monde actuel ?» par Michel Foucher, géographe, diplomate, professeur à l’Ecole normale supérieure (Ulm), ancien ambassadeur, ancien directeur du Centre d’analyse et de prévision du Ministère des Affaires étrangères

La Géographie autrementPour une géographie attractive

Nouvellement mis en place, le Cycle III (CM1-CM2-6e) élargit le champ des possibles. Gwenaëlle Hergott, Inspecteur d'académie - Inspecteur pédagogique régional (IA-IPR – 2nd degré) et l’Inspecteur de la circonscription déodatienne Jérôme Conroy (1er degré) en sont en tout cas persuadés, qui ont lancé ce vendredi dans le cadre du FIG une première forme de collaboration. Parce que ce rapprochement école-collège est «cohérent» : à cheval sur deux types d’établissements, il permet d’abord de faire le lien et de faciliter la transition ; sur le plan cognitif ensuite, il existe beaucoup de similitudes. «Il y a une vraie continuité dans les contenus ; on retrouve des transversalités dans les évaluations», souligne Jérôme Conroy. «La rupture école-collège était factice...» soutient Gwanaëlle Hergott.

Alors les deux cadres de l’Education Nationale ont choisi de faire fusionner leur enthousiasme respectif. Dans leur ligne de mire : l’enseignement de la géographie. «Il faut la rendre attractive et faire bouger les neurones, explique l’IA-IPR. Il faut gommer l’image que l’on se fait encore de la géographie». Avec conviction, Gwenaëlle Hergott affirme que la géographie est une porte d’entrée sur la citoyenneté, que «par nos actes d’aujourd’hui on construit le monde de demain». La géographie est partout : dès qu’on bouge, dès qu’on mange, on en fait. « Il faut attraper les enfants dans leur quotidien. Et c’est plus facile avec la géographie qu’avec la Renaissance, par exemple... » Encore faut-il que les enseignants sachent capturer la facette éblouissante de la discipline. C’est là que le duo intervient. «Nous allons leur donner les clés pour enseigner la géographie de la façon la plus pertinente possible, en s’appuyant sur le territoire».

Le premier pas de cette nécessaire formation a été franchi ce vendredi dans le cadre du Festival International de Géographie, «lieu de formation et de plaisirs pour les enseignants» grâce à un partenariat entre l’Education Nationale et la Ville. Les élèves de CM1-CM2 des écoles déodatiennes Colnat, Darmois-Clémencet, Elbel et Auriol ainsi que eux des 6e du collège Souhait ont participé à différents ateliers permettant justement «d’apprendre autrement» : un atelier interactif «A vos tablettes et fourchettes !» animé par Adeline Bouchelet pour s’interroger sur l’origine des produits alimentaires, leur mode de production, leur transport… ; un café-géo «A quoi sert la géographie» par Armand Bruthiaux, pour faire réfléchir les élèves aux apports de la géographie à partir de l’exemple des JO de Rio et de la nécessité impérieuse de développer le sens critique des enfants par rapport à l’image ; une conférence «Etre un écocitoyen» donnée par Pierre Manenti pour aborder le changement climatique et nos comportements.

La Géographie autrement

« Ce qui est intéressant, c’est de montrer à la fois sur cette carte les tranchées de Verdun et quasiment 100 ans plus tard, à 25 km de là, la ligne TGV sur laquelle des trains circulent à très grande vitesse entre la France et l’Allemagne, là même où des gens se sont battus et sont morts pour nous »
Gilles Fumey, président de l’ADFIG lors de l’inauguration de la carte au sol IGN à la gare SNCF, vendredi 30 septembre 2016

Les temps forts, enjeux et nouveautés de cette  27ème édition du Festival International de Géographie servis sur un plateau... celui  de l’IUT de Saint-Dié-des-Vosges.
Nous retrouvons, Patrick SCHMITT, coordinateur du FIG, Philippe PELLETIER, directeur scientifique et Olivier HUGUENOT, coordinateur du salon du livre, pour cette présentation passionnante et concise

Dans le cadre de l'activité pour le grand public "GéoPhotos" animée par les élèves de l'ENSG sur le salon de la géomatique, un catalogue photo géographique sur internet a été créé, avec des photos géolocalisées de Saint-Dié-des-Vosges à l'occasion du FIG.

► lien vers le catalogue photos

Géophotos

Dans le cadre du FIG, les collégiens de Vautrin Lud préparent une « vraie fausse » émission de radio en partenariat avec France Bleu Lorraine  et la DRAC Lorraine. Ce projet a été initié par la reporter Sarah POLACCI.
Les séances de préparation se déroulent sous l’œil (et l’oreille) avisé de Mohand CHIBANI (Rédacteur en chef adjoint, France Bleu Lorraine) et  Benjamin CAPELLI-RODANGE (Technicien du son).
Natacha FROT, professeur documentaliste encadre les collégiens.
Le public pourra assister à cette émission de radio qui se déroulera dans les conditions du direct, vendredi 30 septembre à l’IUT

La conférence de presse du festival s'est déroulée dans les locaux du CNL à Paris, mercredi 7 septembre 2016.
Tout est prêt pour cette 27e édition, qui se déroulera du 30 septembre au 2 octobre.
Les géopgraphes aborderont ce thème complexe d'Un monde qui va plus vite ? Et il est sûr que nous vivrons une immense fête belge à Saint-Dié !
Retrouvez en vidéo les principales interventions de ce rendez-vous : David Valence, Christian, Pierret, Gilles Fumey, Olivier Huguenot et Emmanuelle BENSIMON-WEILER Directrice générale du CNL.

Le jury du prix littéraire du Festival s’est réuni mercredi 31 août et a attribué les prix 2016
- Le prix Amerigo-Vespucci – en partenariat avec le Crédit mutuel Enseignant - a été attribué à Doan Bui pour « Le silence de mon père », paru chez l’Iconoclaste. Ce prix récompense les meilleurs ouvrages de fiction ou de création dédiés à l’aventure, aux voyages et aux terres lointaines.
- Le prix Amerigo-Vespucci jeunesse – en partenariat avec la MAE Mutuelle Assistance Élèves - est décerné « A la découverte de la grotte Chauvet-Pont d’Arc », écrit par Sébastien Gayet et illustré par Julien Billaudeau, aux éditions Acte Sud Junior.
- Le prix BD géographique – en partenariat avec la société ELIOR - a été attribué à l’ouvrage de Fabien Grolleau et Jérémie Royer, « Sur les ailes du monde, Audubon », paru aux éditions Dargaud.

Le FIG pour mieux connaître nos voisinsCette année, le FIG accueille comme pays invité un de nos trois plus proches voisins, la Belgique. Une occasion unique de mieux la connaître, au-delà de l’amitié que nous développons avec Arlon, notre sœur jumelle. Car la Belgique fut associée à notre histoire à plusieurs reprises, et pas seulement comme des départements au temps de Napoléon.

Dans les temps plus reculés, au moment du partage de Verdun en 843 entre les trois fils de Charlemagne, nous étions associés dans un territoire confié à Lothaire et devenu la Lotharingie. Vaste zone méridienne, elle confirmait que les relations en Europe seraient surtout nord-sud, ce que n’a pas démenti l’histoire ! Nos amis belges empruntent les routes lorraines pour leurs vacances et nous, Français, visitons souvent leurs joyaux urbains en toutes saisons. Une vraie complicité entre les deux peuples. Une manière décomplexée d’envisager l’existence, le goût de la fête et de l’humour que le FIG mettra à l’honneur cette année.

Démo culinaire

Dans 57 jours… le FIG, la Belgique et un monde qui va plus vite ?

La 27e édition du Festival International de Géographie de Saint-Dié-des-Vosges se déroulera les 30 septembre, 1er et 2 octobre. Il fera la part belle à la Belgique, à ses traditions, à sa gastronomie, à ses spécificités. Il s’interrogera, aussi : le monde va-t-il plus vite ? Information, communication, transports… seront autant de thèmes de réflexion(s) pour les géographes et les festivaliers.
Trois jours de conférences, de tables rondes, de grands entretiens, de démonstrations culinaires, d’ouvrages à feuilleter, d’instants de fête ; trois jours pour comprendre le monde dans lequel on évolue ; trois jours pour connaître un pays ami à la fois si différent et si proche de nous.
Chaque semaine, Objectif FIG ! vous éclairera sur le festival, sur ses temps forts, sur ses nouveautés… Soyez au rendez-vous !

Communiqué de David VALENCE, Maire de Saint-Dié-des-Vosges et Conseiller Régional du Grand Est :

"C'est une première absolue dans les Vosges. Saint-Dié-des-Vosges rejoint notamment la place Stanislas à Nancy, les cathédrales de Strasbourg ou de Reims, ...
A Saint-Dié-des-Vosges, c'est toute l'histoire du textile, de ses industriels originaux et généreux, des terribles lendemains de la Seconde Guerre mondiale et de la Reconstruction qui est symboliquement distinguée, une histoire hors du commun que les Déodatiennes et Déodatiens doivent s'approprier. Les Vosgiens, les Lorrains et les habitants du Grand Est dans leur ensemble peuvent être fiers de voir Saint-Dié-des-Vosges rejoindre la place Stanislas à Nancy ou les cathédrales de Strasbourg et Reims.

http://www.saint-die.eu/decouvrir-la-ville/le-corbusier

 lecorbusier