Comment les Anglo-Américains comprennent la mondialisation et voient le monde ?

 

cynthia ghorra GobinComment les Anglo-Américains comprennent la mondialisation et voient le monde ?

La mondialisation vue par les Anglo-Américains et par les Français

Par Cynthia GHORRA-GOBIN ,

Directeur de recherche CNRS au Creda, Université de Paris III Sorbonne Nouvelle. Cynthia Ghorra-Gobin a dirigé le « Dictionnaire critique de la mondialisation » dont la seconde édition est parue en 2012 chez Armand Colin. Elle fait partie du collectif « Tous urbains ».

 

En France, la mondialisation est centrée sur le principe d’une continuité historique. Ce monde est certes post-colonial et urbanisé mais il n’enregistre pas de rupture. Alors que pour les Anglo-Américains, la phase historique que l’humanité traverse est considérée comme un processus inédit

 

L’ANALYSE part du principe qu’observer et évoquer le monde et la mondialisation ne peut se passer d’une représentation de l’anglosphère comme l’indique l’entrée du même mot qui figure dans le Dictionnaire critique de la mondialisation [1]. L’anglosphère fait référence au monde anglophone et désigne ainsi les pays dont l’histoire, la culture et l’organisation sociale ont été fortement marquées par la colonisation britannique. Les contours de ce monde anglophone peuvent certes varier d’un auteur à un autre mais ils incluent généralement les Etats-Unis. Aussi il ne s’agit pas ici de traiter la manière dont les récits sur l’anglosphère parlent du monde mais plus précisément comment les Anglo-Américains appréhendent la mondialisation et de ce fait le monde.

Le premier constat que l’on peut faire en comparant notre contexte au contexte anglo-américain revient à dire qu’en français nous utilisons deux termes pour évoquer les évolutions contemporaines alors que les Anglo-Américains n’utilisent qu’un seul. Nous parlons de mondialisation et de globalisation alors qu’ils ne parlent que de globalization. Il est possible dans un premier temps d’attester de la richesse de la langue française -puisqu’elle véhicule deux termes - et de remettre en cause l’affirmation souvent péremptoire de l’intrusion d’un anglicisme. Ce positionnement permet d’expliciter les nuances entre ces deux termes et d’en déduire ce qui nous distingue des Anglo-Américains et ce que nous avons en commun.

 

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