Salon du livre

Le Salon du Livre aura lieu les 29 et 30 septembre 2017 de 9 h à 19 h
et le dimanche 1er octobre de 9 h à 18 h
à l'Espace Nicolas-Copernic

 

Édition 2017

Lydie SalvayrePrésident du Salon du Livre 2017 : Lydie SALVAYRE

Fille de républicains espagnols, psychiatre et romancière, elle a obtenu le prix Goncourt pour Pas pleurer, un roman où se mêlent la voix de Georges Bernanos et le «fragnol» maternel. Cette langue maternelle qu’elle restitue pour dire l’intime est redécouverte, réinventée et intégrée à la sienne. Le livre est le récit picaresque d’une guerre rythmée par les monologues intérieurs d’une mère racontés par sa fille. Pendant un mois, la mère accompagnée par sa fillette avait marché nuit et jour depuis son village de Catalogne pour fuir le franquisme et gagner la France. C’était la retirada au cours de laquelle il fallait se jeter dans les fossés au moindre frémissement du ciel d’où plongeaient les bombes des avions franquistes, italiens et nazis. Le père était engagé dans les colonnes du général communiste Lister appelées à couvrir les populations civiles durant cette fuite exténuante. En février 1939, ils se sont retrouvés dans le camp de concentration d’Argelès avant de se perdre et de se retrouver pour ne plus se quitter au camp d’internement de Mauzac en Dordogne.

Elle est devenue psychiatre pour comprendre les symptômes d’un père en souffrance. Et cette profession a enrichi une expérience que reflète une belle écriture. Lydie Salvayre possède l’art subtil de saisir la parole de l’autre, de se couler en elle, de la mettre à bonne distance : ni procès-verbal, ni trahison.

C’est en 1990 que La déclaration attirait l’attention sur son ironie mordante, sa façon de retourner contre les dominants leurs propres mots. La puissance des mouches en 1995 et La Compagnie des spectres en 1997 illustraient la prise de parti de Lydie Salvayre en faveur des exploités de ce monde en y mêlant arrière-plan littéraire et échappée sur le roman familial : «La littérature ne peut rien face à la brutalité d’un huissier, écrivait elle. On sent à quel point elle est un luxe pur, surcroît absolu, renvoyée à l’inefficacité sur le plan de la résistance au social. Pourtant l’héroïne, Rose, ne serait pas ce qu’elle est, aussi coléreuse, aussi rebelle, sans ses lectures.». Antoine Spire, journaliste

 

Coquelicots d'IrakGÉOGRAPHIE ET LITTÉRATURE UNIS...

«La bêtise des hommes vient de ce qu’ils ont réponse à tout. La sagesse du roman, c’est d’avoir question à tout» c’est la réponse apportée par Milan Kundera à Philip Roth dans un livre d’entretien*.

Chaque Festival apporte son lot de surprises, de réjouissances, de découvertes, d’innovations, parfois aussi de stupeur et de tremblements, mais le sentiment qui domine à l’heure où j’écris ces lignes, c’est ce sentiment de fidélité à l’égard d’une manifestation unique au monde.

Cette fidélité des auteurs et géographes qui prennent plaisir à cocher sur leur agenda la date du premier week-end d’octobre est un signe de reconnaissance à la fois pour la qualité des débats mais aussi pour l’accueil que leur font les Déodatiens. Parmi les fidèles à avoir répondu immédiatement : Isabelle Autissier, Carole Martinez, Richard Bohringer, Sophie Loubière, Mémona Hintermann, David Le Breton, Didier Daeninckx, Mathieu Vidard, Joy Sorman, Fatou Diome... Et parmi les petits nouveaux et non des moindres : Brigitte Fossey qui lira Lydie Salvayre, Prix Goncourt et Présidente du Salon Amerigo-Vespucci, Vincent Perez pour un voyage en Russie aux côtés d’Olivier Rolin ou encore Pete Fromm, le grand écrivain américain...

Ils ne viennent pas (ou plus) uniquement pour signer leurs livres, mais aussi pour rencontrer (retrouver) leur public. Ils sont là pour échanger sur le monde présent et à venir, ouvrir d’autres pistes, d’autres modèles. Les universitaires côtoient ainsi ces femmes et ces hommes passionnés et curieux. Les enfants aussi se réjouissent de ce week-end festif. Cette année, nous créons huit mini-conférences à leur attention dans l’Espace Jeunesse à Copernic parmi lesquelles «L’homme est-il un animal comme les autres ?» par Jean-Baptiste de Panafieu.

Quelle est la part géographique dans un roman ? Un géographe lit l’oeuvre d’un écrivain et l’interroge face au public, un autre regard, celui du géographe et du romancier. Quelques rencontres étonnantes sont prévues avec Louis Marrou et François Place qui évoqueront «Les lieux de l’enfance» ou «Les lieux en littérature» avec Joy Sorman, Thierry Paquot et Aurélien Bellanger.

Enfin, nous renouons avec un éditeur invité d’honneur, Bruno Doucey, qui oeuvre pour la poésie et l’Afrique en compagnie d’auteurs avec lesquels nous allons parler Afrique du Sud, littérature et géographie, tout un programme !

Toute dernière info, permettez-moi de vous conseiller un roman graphique étonnant et porté par un titre coloré «Coquelicots d’Irak» ; il y est question de géopolitique (de la guerre d’Irak à Daesch) et d’histoire vécue, celle de Brigitte Findakly, présente elle aussi au FIG.

Olivier Huguenot, libraire
Coordinateur du Salon du Livre Amerigo Vespucci

* Parlons travail, Philip Roth, folio, 2006.

 

BUSSI MichelMICHEL BUSSI, GÉOGRAPHE ÉCRIVAIN

Si la géographie mène à tout, elle conduit souvent à l’écriture, car nombreux sont les géographes qui prennent la plume. Michel Bussi est de ceux-là, avec une seule envie quand il écrit : inventer des histoires dans la lignée de celles qui l’ont nourri, petit.

Enfant de Jules Verne, de Maurice Leblanc, d’Agatha Christie, c’est la bibliothèque rose puis verte qui accompagnent le petit Michel qui grandit dans son coin de Normandie avant de devenir un éminent spécialiste de géographie électorale. Le goût des histoires ne l’a pas lâché et il a fini par les écrire et les publier dès 2006. Grâce à son style, ses intrigues, le rythme qu’il met à ses romans et l’imprévisible qui tient le lecteur en haleine, il est devenu l’un des auteurs les plus lus en France.

Sa prochaine héroïne s’appelle Leyli, elle habite non loin de Marseille... Elle sera dans son nouveau roman On la trouvait plutôt jolie à paraître le 12 octobre prochain, avec une avantpremière au FIG, car il sera présent pour un Grand Entretien à l’ouverture du Festival.

Quelle est la part géographique dans ses romans ? Comment l’écrivain de polars devenu célèbre regarde-til la géographie aujourd’hui ? Et comment la romancer ? Autant de questions à l’auteur qui revient après des années d’absence au Festival de Géographie.

Sarah Polacci, journaliste

 

FROMM PeteL’AMÉRIQUE À SAINT-DIÉ / INÉDIT

L’Amérique est immense, multiple, révoltée, blessée, attirante... Ses écrivains sont tout à cette image. Pete Fromm, originaire du Wisconsin, installé au Montana, auteur du magnifique Indian Creek, peint depuis des années les grands espaces, mais aussi les sentiments humains. Chez lui l’homme est vulnérable, solitaire, blessé par la vie.

Mark Safranko est né à Trenton, l’une des villes les plus dangereuses des Etats-Unis, est-ce pour cela que ses textes flirtent avec un certain réalisme social ? On navigue en eau troubles avec lui, entre amours sans lendemain et jobs foireux, c’est la vie, et sa dureté, qu’il nous raconte.

Pete Fromm et Mark Safranko donnent tous les deux à lire une certaine Amérique, avec sincérité et sans concessions ! Deux grands auteurs américains en exclusivité au F.I.G.

Sarah Polacci, journaliste

 

 

Édition 2016

Pierre AssoulinePrésident du Salon du Livre 2016 : Pierre ASSOULINE

Un juré Goncourt préside notre Salon du Livre

Pierre Assouline est au coeur de notre système littéraire : journaliste, enseignant à Sciences Po et en Suisse, conseiller de la rédaction du Magazine Littéraire, juré Goncourt, réalisateur de documentaires pour Arte, il est l’un des critiques littéraires les plus influents. Tout un chacun cite avec délectation son blog qui traite de la vie culturelle avec perspicacité et éclectisme : La République des livres. Il aime faire partager ses enthousiasmes de lecture et son pouvoir de critique est au service des meilleurs auteurs. Biographe quasi professionnel, il a consacré des livres à Gaston Gallimard, Albert Londres, Marcel Dassault, Georges Simenon ou Hergé. A Saint-Dié-des-Vosges, il discutera de ses derniers romans : Une question d’orgueil où il met en scène Georges Pâques : un homme qui exista réellement — si tant est que «réellement» puisse s’appliquer à un espion. Car Georges Pâques en fut un pendant vingt ans, avant d’être arrêté pour haute trahison en 1963, condamné puis gracié par Georges Pompidou en 1970. Cet homme, qui livra des documents de l’Otan aux Soviétiques, n’a rien d’un James Bond. C’est un discret, un fonctionnaire qui agit, affirma-t-il, par pacifisme, cherchant à éviter les effets d’une trop grande hégémonie des Etats-Unis. Ce qui est passionnant dans ce roman de Pierre Assouline, c’est l’enquête, les découvertes et les doutes de l’auteur. Assouline cherche à comprendre, suit les pistes, rencontre les gens, voyage, craint de s’égarer, s’arrime aux faits qu’il pose comme les pièces d’un puzzle prenant forme peu à peu. Comment l’orgueil peut-il pousser un homme à risquer sa tête ?

Golem est son plus récent roman : le champion d’échecs Gustave Meyer, personnage central de ce polar hybride, est une sorte de golem moderne. Le cerveau trafiqué par un ami neurochirurgien aux rêves transhumanistes, il voit ses capacités de mémoire décuplées. Quand sa femme meurt dans un accident de voiture, il devient le suspect numéro un. Polar avec en fond d’écran la Mitteleuropa dont le joueur d’échecs est nostalgique, ce livre est une fête de la langue et de l’humour. Antoine Spire, journaliste

 

Édition 2015

Tonio BenacquistaPrésident du Salon du Livre 2015 : Tonino BENACQUISTA

Ecrivain, scénariste, romancier, nouvelliste ou auteur de BD, il a toutes les cordes à son arc. Tonino Benacquista raconte des histoires de toutes sortes qu’il est impossible de lâcher quand on les commence... Il est l’as des «Il était une fois», le champion des policiers malins. C’est son expérience de couchettiste sur le Paris Venise qui lui a inspiré «La Madone des sleepings». Celle de gardien de musée «Trois carrés rouges sur fond noir». Chômeur en fin de droits, il a raconté comment squatter les fêtes et cocktails mondains dans «Les morsures de l’aube» et est revenu sur ses origines italiennes dans «La commedia des ratés» grand prix de la littérature policière il y a vingt ans. Plus récemment, il a abordé les questions métaphysiques avec «Quelqu’un d’autre» ou «Malavita» où il transportait un ex-caïd de la mafia en plein bocage normand. «Malavita encore» permettait de continuer ce jeu de questions sur la nature humaine, ses motivations, et ses angoisses. «Homo érectus» son plus récent roman nous emmène dans une société secrète où des hommes confient leurs déboires sentimentaux. Tonino Benacquista excelle dans cette peinture d’un univers de désenchantement, de consommation débridée, de démission des idéologies et d’individualisme érigé en dogme... Il sait comme personne questionner l’époque et ses moeurs.

 

Édition 2014

Alex Taylor

Président du Salon du Livre 2014 : Alex TAYLOR

Alex Taylor, né le 13 août 1957, est un journaliste et animateur de radio et de télévision britannique travaillant en France.

Il est connu dans ce pays pour avoir présenté l'émission Continentales au début des années 1990, compilation de journaux télévisés européens diffusés en version originale sous-titrée. 
Il a passé sa jeunesse à St Austell, aux Cornouailles en Angleterre.
Auparavant, dans les années 1980, il avait été l'un des membres fondateurs de la première version de la radio libre Fréquence Gaie entre 1981 et 1986. En 1984, il passe pour la première fois à France Inter, dans l'émission Télescopages de Philippe Meyer, pour ensuite animer quelques émissions quotidiennes, et des tranches de l'Oreille en coin. Lire la suite >>

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