Patrick ChamoiseauPATRICK CHAMOISEAU PRÉSIDENT DU SALON DU LIVRE 2019

Patrick Chamoiseau est l’héritier d’Aimé Césaire et d’Edouard Glissant.
Lauréat du prix Goncourt en 1992 pour Texaco, connu pour son travail sur la langue créole, il est l’un des écrivains majeurs de la Caraïbe.
Né en 1953 à Fort de France, il s’imprègne à l’adolescence des écrits caribéens avant de s’intéresser à la langue créole et aux travaux d’Edouard
Glissant. C’est en 1986 qu’il publie son premier roman.
Essayiste, romancier, mais aussi auteur de théâtre, il est avant tout un écrivain engagé : pour la reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité,pour la valorisation de la culture et la langue créoles, mais aussi, plus récemment, pour rendre compte de l’urgence d’une humanité face aux migrants

 

 

Édition 2018

eric fottorinoPrésident du salon du livre 2018 : Éric FOTTORINO

Ecrivain, journaliste, fondateur du journal le Un après avoir dirigé Le Monde, Eric Fottorino est de ces hommes qui ne s’arrêtent jamais.

Il marche, parfois des heures, dans les rues de Paris. Il pédale aussi, grand amateur de cyclisme, il participe en 2001, à l’âge de 41 ans, à la course du Grand Prix du Midi Libre, puis sera consultant pour la télévision lors du Tour de France. Passion du cyclisme qu’il raconte dans Petit Éloge du Tour de France, publié en 2013. Un récit géographique et intime, dans lequel il décrit la poésie des paysages traversés, mais aussi l’importance du cyclisme dans sa vie, depuis l’âge de 11 ans. Eric Fottorino sort et dort peu, se lève parfois une heure plus tôt pour écrire. L’écriture, un second souffle pour celui qui découvre à 16 ans l’un de ses écrivains-phares : Modiano. L’écriture comme un besoin, celui de raconter d’où il vient. Son prochain roman, 17 ans, à paraitre à la rentrée, parlera de sa mère, après avoir consacré ses derniers livres à ses deux pères – le géniteur et le père adoptif. A travers eux, c’est après ses origines qu’il court, celles d’un arrière-petit-fils de Yahya, juif berbère analphabète.
Enfin il y a le journalisme, comme un autre désir : celui de dire le monde dans lequel il vit. Le journalisme comme un combat, des mots pour comprendre le vaste monde et pour nous empêcher de nous endormir. 
En créant la revue le Un il y a quelques années, il se lançait un nouveau défi : aller à contre-courant de la tendance du « flux-continue » de l’information, en proposant une nouvelle expérience : celle de prendre le temps de s’arrêter. « Un journal 1-sensé que nous rêvons de rendre chaque semaine 1-dispensable », écrit-il. Eric Fottorino, un éclaireur de notre temps, un écrivain incontournable, et un journaliste 1-dispensable.

A paraitre : 17 ans, éditions Gallimard, août 2018.