Salon de la Bande Dessinée

La Belgique, pays invité du Festival International de Géographie, est terre de bandes dessinées. Aussi, il était inconcevable que le 9e Art soit absent du FIG. Mieux, il aura un espace dédié, en complément du Salon du Livre.

FranquinLe Salon de la Bande Dessinée s’étendra sur 400 m², sous la Tour de la Liberté. Découverte, voyage, géographie seront quelques-unes des thématiques abordées via les bulles. BD neuves et d’occasion seront proposées à la vente et une quinzaine d’illustrateurs-dessinateurs – on annonce déjà Dubois, Peeters, Servais, Carmona, JYP… - poseront leurs griffes à l’occasion d’un moment toujours apprécié : les dédicaces. Coup double : votre exemplaire deviendra unique et vous aurez eu la chance de partager la passion de ces professionnels rassemblés autour d’une table…

Sous ce même chapiteau, une exposition de planches de bande dessinée, réalisées par les CM1-CM2 de huit écoles, viendra vous mettre l’eau à la bouche. L’art de la BD, étape après étape, ne va pas vous laisser de marbre.
Et ça tombe bien puisque vous pourrez à votre tour créer votre première planche, avec l’appui du magasin Vega et le coup de main de l’illustrateur François Duvoisin. On vous proposera également un bond dans le XVe siècle avec la reconstitution d’un atelier de fusain sur granit. Ou l’art de la bande dessinée à l’ancienne lorsque les dessins étaient gravés «à l’envers» dans la pierre puis imprimés sur du vieux papier. Un clin d’oeil à Martin Waldseemuller, dessinateur-cartographe et imprimeur-conseil du Gymnase Vosgien. On lui doit notamment la première carte du duché de Lorraine vers 1508 et celle d’Alsace avant 1510. C’est également lui qui utilise pour la première fois le mot «America» dans un planisphère publié le 25 avril 1507 dans Cosmographiæ Introductio.

Parce que le Salon de la Bande Dessinée est amené à vivre au-delà du Festival International de Géographie 2016, un prix a été créé pour récompenser un auteur abordant trois notions essentielles du FIG : découverte, voyage et géographie. La sélection est faite par le comité du Salon du Livre mais un jury spécifique sera chargé d’attribuer ce Prix BD de Géographie. A gagner : un mois de résidence artistique à Saint-Dié-des-Vosges. L’idéal pour créer mais aussi pour partager avec les Déodatiens, petits et grands.

 

 

Tintin bulle

ÉTERNEL TINTIN !

Parler de la Belgique sans évoquer Tintin ? Impossible ! Pourtant le personnage d’Hergé, devenu symbole de la Belgique, fuit son pays dès la première aventure en 1930, Tintin au pays des Soviets.
PeetersTintin voyage, il a le goût du monde. Avec près de 22 pays visités, il permet à son créateur d’être un peu ethnographe avec une curiosité géopolitique et un engagement très clairs. Est-ce pour cette raison que des millions de gens prennent toujours autant plaisir à lire et relire Tintin ?
Cette étonnante longévité des Aventures de Tintin est aussi certainement due à la modernité de l’oeuvre d’Hergé. Tintin nous parlerait-il de nous et de notre époque ? Et si Hergé avait encore des choses à nous dire ! Des questions qu’abordera certainement le scénariste et biographe Benoît Peeters (en photo ci-contre), spécialiste d’Hergé, condisciple de Francois Schuiten (Les cités obscures...), invité du FIG cette année pour évoquer l’«éternel Tintin». Tintin, personnage qui continue d’inspirer les auteurs de bande dessinée, comme Emmanuel Rabu et Yochen Gerner qui décortiquent l’univers de Tintin dans RG, un ovni poétique dessiné. Invités du Salon du Livre, ils représentent la nouvelle génération des auteurs BD.

C’est d’ailleurs une fierté d’accueillir le dessinateur-auteur Jochen Gerner qui, depuis des années, a trouvé sa place dans la bande dessinée, mais aussi dans le milieu de l’art et du dessin de presse (le Monde, le Un...). Présent au FIG, Yochen Gerner a accepté d’intégrer le jury (aux côtés de Tonino Benacquista, Isabelle Autissier, Olivier Dautrey...) du premier Prix de la Bande Dessinée géographique. Un nouveau prix rêvé qui s’imposait car la BD se réinvente, les dessinateurs trempent de plus en plus leur plume dans l’écho du monde, les cases explosent et leurs auteurs ont des choses à nous dire. Nous ne pouvions pas laisser cet art de côté.

Sarah Polacci, journaliste

 

Lucky LukeTINTIN À L’HONNEUR, MAIS AUSSI LUCKY LUKE

La Belgique, terre de la bande dessinée, a aussi vu naître les premiers traits de Lucky Luke, il y a 70 ans, sous la plume du génial dessinateur belge, Morris. Nous fêterons avec bonheur l’anniversaire de ce personnage immortel, parfait héros, qui a rencontré Calamity Jane et Billy the Kid. Inépuisable, Lucky Luke continue d’inspirer les scénaristes depuis la mort de Goscinny. Ainsi, Robert de Groot, Xavier Fauche, Guy Vidal ou encore Vicq ont-ils contribué à faire vivre la célèbre série, ancrée dans l’ouest américain, qui fait encore rêver les lecteurs de 7 à 70 ans...

Sarah Polacci, journaliste

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