VALVERDE Benjamin  

VALVERDE Benjamin

 

Né à Melun en 1981, Benjamin Valverde grandit dans la fascination des cartes du monde qu’il lit comme des billets pour l’aventure. Il se détourne d’une classe préparatoire littéraire qui l’éloigne trop de ses rêves d’évasion pour préférer les bancs de l’Institut de géographie de la rue Saint-Jacques à Paris. En 2001, il part à Madagascar avec Thomas Honoré pour s’immerger pendant trois mois dans le quotidien des Antandroy, tribu isolée à l’extrême sud de l’île. Il publie ses reportages dans plusieurs magazines, décroche le prix du Festival Off du photoreportage de Perpignan en 2003 et cosigne Madagascar – Antandroy, Mystère d’un peuple aux éditions Carambole. Il retourne ensuite sur l’île Rouge pour son mémoire de maîtrise sur la crise politique malgache qui déchire le pays et collabore avec Libération et Le Figaro avant d’être lauréat en 2005 du prix Paris-Match du photoreportage étudiant pour son travail sur un asile psychiatrique à Tuléar. Il s’intéresse ensuite à l’Asie et découvre le royaume du Cambodge, où il collabore au journal Cambodge Soir et obtient en 2006 le prix vidéo du concours François-Chalais du jeune reporter pour un travail sur les familles khmères vivant sur la décharge de Phnom Penh. Formé au journalisme à l’Institut français de presse, le jeune journaliste travaille plusieurs années comme reporter d’images pour différentes chaînes et voyage dès qu’il peut pour contenter sa quête d’aventure.
Dans la course effrénée et quotidienne qu’il livre derrière le temps et l’information, Benjamin Valverde mûrit une certitude : l’homme doit redécouvrir la lenteur pour apprendre le monde. Aussi, avec sa compagne Émilie Vincendeau, enfourche-t-il bientôt son vélo pour aller saisir un rêve d’enfant tapi sur la ligne d’horizon, dans les recoins du monde. C’est ainsi que, pendant deux ans, d’avril 2010 à mai 2012, il parcourt une route initiatique tissée de rencontres, de liberté, de dénuement et d’humilité. L’Europe, le Proche-Orient, l’Océanie, l’Asie du Sud-Est, l’ouest de la Chine, l’Asie centrale, le Caucase… Deux années passées à ouvrir les yeux sur le quotidien d’un monde à la beauté insoupçonnée.
Benjamin Valverde redessine par son voyage les cartes qui reflétaient l’inconnu à ses yeux d’enfant, éprouve physiquement la géographie qu’il avait étudiée avec passion. Lorsque, au cours de l’aventure, le voyageur apprend le décès de sa mère, il lui faut pédaler toujours plus loin, se hisser sur les hauts cols himalayens et braver les plus vastes déserts du globe pour parvenir à semer les scories de l’âme.
Vingt-six mille kilomètres plus tard, Benjamin Valverde et Émilie Vincendeau posent le pied à terre pour donner naissance à Éliette. Ils installent leur petite famille dans les Pyrénées pour vivre une vie avec un regard neuf, une vie qu’ils abordent désormais comme un voyage à part entière, un nomadisme temporel. Mais les cartes du monde ne sont pas rangées bien loin…

 

VALVERDE BenjaminDernières publications

Diagonale eurasienne, À vélo de l’Australie à l’Europe, Transboréal, 2015

Résumé

Pour ravir 26 000 kilomètres à trois continents, Benjamin Valverde s’est muni du minimum : un vélo et des cartes. En deux années de voyage, sa compagne Émilie et lui ont pédalé à travers les déserts australiens, l’Asie du Sud-Est puis les hauts plateaux tibétains et pamiris, qui débouchent sur les steppes d’Asie centrale, avant de regagner l’Europe par le Caucase. Le voyageur croyait savoir ce qu’il allait chercher – l’inconnu, ses limites autant que ses rêves d’enfant, l’aventure en somme. Il a trouvé bien plus : le spectacle quotidien qui se joue sur terre et la liberté que procure un horizon sans cesse renouvelé. Il a dépendu des plus modestes et dîné à la table des rois, ravalé ses peines, hurlé de rage, pleuré de bonheur et débusqué l’humilité qu’enseigne l’errance. Pourtant, alors qu’il se pensait démuni et vulnérable, il ne s’est jamais senti aussi fort, apprenant que les routes les plus exigeantes tiennent toujours leurs promesses d’émerveillement et de dépassement.

Madagascar – Antandroy, Mystère d’un peuple, Carambole Édition, 2004

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