DUTEURTRE Benoit  

DUTEURTRE Benoit

 

Benoît Duteurtre est né à Sainte-Adresse, près du Havre - le jour des 80 ans de son arrière-grand-père René Coty... Il commence à écrire vers l’âge de 15 ans. Il étudie le piano et la musicologie - tout en suivant des stages auprès de Stockhausen, Xenakis ou Ligeti.

En 1982, sur la recommandation de Samuel Beckett, il publie sa première nouvelle dans la revue Minuit. Installé à Paris, il compose, gagne sa vie en pianotant, fréquente les milieux du jazz et de la nuit. Les cheveux roses, il apparaît dans des spectacles avec Norbert Letheule, Bernard Lubat, Henri Texier...

Après la parution du roman Sommeil perdu (Grasset, 1985), Benoît Duteurtre travaille comme journaliste musical - et aussi reporter - pour diverses publications : Le Monde de la musique, Diapason, Elle, Playboy, La Vie, Révolution...

 

Biographie (suite)

A partir de 1987, il publie des nouvelles dans la revue L’Infini, dirigée par Philippe Sollers. Son roman L’Amoureux malgré lui (Gallimard, 1989) constitue le premier volet d’une « comédie de la vie moderne », qui se prolongera dans les livres suivants.

Son roman Tout doit disparaître (Gallimard, 1992), parcours désopilant dans le monde journalistique - lui vaut un salut amical de Guy Debord. En 1993, il tient le feuilleton littéraire des Lettres Françaises et relance la collection musicale Solfèges, au Seuil.

En 1995, Benoît Duteurtre écrit Requiem pour une avant-garde (Robert Laffont), un essai polémique sur la musique contemporaine qui provoque un violent débat dans la presse française et étrangère. Il dirige également Musique nouvelle en liberté, une association destinée à jouer les compositeurs d’aujourd’hui et à faire connaître les divers courants de la création musicale.

Tableau comique et cruel du « gay Paris » à la veille de l’an 2000, son roman Gaieté parisienne paru chez Gallimard en 1996, est salué par Milan Kundera comme « l’image d’une époque et de sa folie ».

En 1997, Benoît Duteurtre publie Drôle de temps (Gallimard) qui obtient le Prix de la nouvelle de l’Académie Française. Il écrit régulièrement dans les revues L’atelier du roman, L’Infini, La Nouvelle Revue Française et la NRV.

Benoît Duteurtre est actuellement critique à l’hebdomadaire Marianne et producteur sur France Musique. Il a signé, en 1997, une histoire de L’Opérette en France (Le Seuil) et prépare un ouvrage sur les relations entre la musique, la littérature, la peinture (l’art et la science, les cafés et les salons, l’humour et la chanson...) dans le Paris du début du XXème siècle.

 

DUTEURTRE BenoitDernières publications

L'ordinateur du Paradis, roman, Gallimard, 2014

L’Opérette en France, essai, Le Seuil, 1997

Drôle de temps, Gallimard, 1997

Gaieté parisienne, roman, Gallimard, 1996

La vie drôle, (La Table Ronde, 1994), anthologie et préface de Alphonse Allais

Tout doit disparaître, roman, Gallimard, 1992

L’amoureux malgré lui, roman, Gallimard, 1989

Les Malentendus, roman, Gallimard, 1989

Les vaches, roman, Calmann Lévy, 1987

Sommeil perdu, roman, Grasset, 1985