DE BAEQUE Antoine
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DE BAEQUE Antoine

 

Né le 14 mai 1962 à Neuilly sur Seine, il est ancien élève de l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud. Ancien rédacteur en chef des « Cahiers du cinéma », il a conçu un musée du cinéma pour la Cinémathèque française. Aussi critique de cinéma, il a écrit de nombreux articles et ouvrages sur le cinéma français ( enparticulier sur François Truffaut). Antoine De Baecque fut rédacteur en chef adjoint chargé des pages cultures pour le journal « Libération » jusqu’en 2006. Il enseigne actuellement à l’université de Versailles et dirige les éditions Complexe. Il est également l’historien de la culture des Lumières et de la Révolution française. 

 

Dernières publications

Il a publié en 1989 des essais sur Andréi Tarkovski, Manoel de Oliveira en 1996, Histoire des Cahiers du Cinéma en 1991, Nouvelle Vague en 1998, une biographie de François Truffaut en 1996 qui a reçu le grand prix des lectrices de « Elle », Les éclats du rire en 2000. En 2003, il publia La cinéphilie. Un festival a eu lieu à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage L’histoire-caméra le 2 octobre 2008, du 19 novembre au 17 décembre autour de 40 films au cinéma Le Champo.

DE BAECQUE AntoineHistoire du Festival d’Avignon, 2007 « Hors série connaissance », Ed. Gallimard

L’histoire-caméra, 2008 « Bibliothèque illustrée des histoires » Ed. Gallimard

Eric Rohmer, 2014, Ed. Stock (avec Noël Herpe)

La traversée des Alpes. Essai d’histoire marchée, 2014 « Bibliothèque des histoires », Ed. Gallimard

Résumé

Le 6 septembre 2009, au bord du lac Léman, Antoine de Baecque se lance à l’assaut du GR5, un sac de 17 kilos sur le dos. Après un mois de randonnée solitaire, quelque 650 kilomètres parcourus, au prix de huit à neuf heures de course quotidienne, il atteint la Méditerranée. De son aventure, il décide de tirer un livre expérimental mêlant études savantes et journal de marche.

Antoine de Baecque raconte la genèse du GR5, tantôt chemin de pèlerinage, tantôt sentier commercial ou de contrebande, draille de la transhumance ou voie militaire. Il montre comment il s’est constitué en emblème, remontant à ses pionniers, suivant ses « aménageurs », proposant une typologie de ses usages et une sociologie de ses usagers. Surtout, il fait le récit pas à pas de cette « grande traversée des Alpes » qu’il a désiré éprouver par lui-même. Il résulte de tout cela une forme originale d’écriture de l’histoire, ce qu’il appelle un essai d’histoire marchée. Tout en suivant l’avancée du randonneur le long d’un sentier, il rend compte des strates multiséculaires laissées par les circulations alpines passées, permettant au lecteur d’emprunter à son tour, au rythme de la marche, le chemin qui va dans la montagne.