COULON Cécile© Antoine Rozes  

COULON Cécile

 

Cécile est Coulon est née en 1990. Après une hypokhâgne et une khâgne à Clermont-Ferrand, elle poursuit ses études en Lettres Modernes. Elle se consacre actuellement à sa thèse dont le sujet est "Sport et Littérature".

Son premier roman Le voleur de vie et son recueil de nouvelles Sauvages ont paru aux Éditions Revoir.
Outre son goût prononcé pour la littérature, de Steinbeck à Luc Dietrich, Nathalie Sarraute ou Marie-Hélène Lafon en passant par Tennessee Williams, Stephen King ou Prévert, elle est aussi passionnée de cinéma (Pasolini, La Nuit du chasseur, The Big Lebowski, L’année dernière à Marienbad, Bruno Dumont, Duncan Tucker, Larry Clark, John Waters) et de musique (Elvis Presley, Jerry Lee Lewis, Chuck Berry, Ramones, Lesley Gore, Otis Redding, John Legend).

Ses cinq romans ont paru aux Éditions Viviane Hamy : Méfiez-vous des enfants sages (2010), Le Roi n’a pas sommeil (2012, couronné Prix Mauvais Genres France Culture / Le Nouvel Observateur la même année), Le Rire du grand blessé (2013), Le Cœur du Pélican (2015) et Trois saisons d’orage, Prix des libraires 2017.

 

COULON CécileDernière publication

Trois saisons d'orage, éditions Viviane Hamy, 2017

Résumé

Aux Trois-Gueules, l’homme est peu présent. À l’intérieur des terres, un modeste village à l’accès difficile, où se côtoient fermiers et ouvriers, subsiste grâce à l’extraction de la pierre, d’excellente qualité, mais tous courbent l’échine face à la nature qui impose sa force. Parmi les falaises millénaires qui dominent le paysage, seule l’eau dicte sa loi, creusant la roche et façonnant des gorges naturelles qui attirent les géologues et autres spécialistes des phénomènes naturels extraordinaires, tout en alimentant un vaste étang. Les Trois-Gueules tuent bien plus que l’océan déchaîné, la forêt énigmatique et la montagne redoutable.
Tout bascule le jour où les frères Charrier ouvrent la carrière la plus importante, celle des Fontaines, avant d’absorber leurs concurrents en faillite. En dix ans, l’économie locale métamorphose les lieux, les rendant plus sûrs, plus vivables. Tout le monde y trouve son compte : les fermiers nourrissent les ouvriers, surnommés les « fourmis blanches », tandis que le village s’agrandit et prospère au fil des générations, même si peu de jeunes familles s’y risquent encore.

C’est aux Fontaines qu’André, jeune médecin militaire, qui a vu, au cours de la Seconde Guerre mondiale, un orphelinat bombardé par les Alliés et assisté, impuissant, à la mort de dix-huit enfants, se rend une fois par semaine pour soigner les ouvriers et leur descendance. Peu à peu, il apprend à aimer les Trois-Gueules, jusqu’à s’y installer à l’âge de quarante ans. Il rachète alors « La Cabane », superbe propriété excentrée au Chalet-Haut, où, quelques années auparavant, il avait tenté en vain de sauver un enfant d’une mort « sans raison ». Menant une vie de travail et de contemplation, il découvre sur le tard l’existence de son fils Benedict qu’il décide de prendre sous son aile.
Une fois ses études achevées, Benedict, marié avec Agnès – sublime créature de la ville –, prend la relève et fonde sa propre famille avec l’arrivée de Bérangère. Mais cette naissance ne risque-telle pas de tout faire chanceler ? Les Trois-Gueules reprendront-elles tout ce qu’elles ont si généreusement offert ? Car même si l’amour et la famille sont ici des notions essentielles, personne, et surtout pas ceux qui connaissent la joie, le plaisir, voire le bonheur, ne devrait oublier la souveraineté de la nature...

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