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GROLLEAU Fabien

 

Fabien Grolleau est né en 1972. Des projets de BD plein la tête, il mène une carrière... d'architecte DPLG. En 2003, il fonde, avec Thierry Bedouet, la maison d'édition associative Vide cocagne. Il en est toujours un des éditeurs principaux, travaillant, entre autres, sur les livres de Thomas Gilbert, de Fabrice Erre ou de Fabcaro.

Tout en construisant sa baraque en bois au fin fond de la Bretagne, il court lui-même après les éditeurs. En 2011, il signe les deux tomes du "Masque du fantôme" (Delcourt, collection "Shampooing") et dessine dans plusieurs publications collectives : ‘Alimentation générale‘ et "Les Désobéisseurs", pour Vide cocagne, ‘Jade', pour Six pieds sous terre.

En 2013, il écrit le scénario de "Jacques a dit" (Sarbacane), mis en images par Thierry Bedouet. Pour Vide cocagne, il créé, avec Boris Mirroir, la collection "Épicerie fine". Il y publie deux séries : "Muffin", en solo, et "Dum", avec le dessinateur Abdel de Bruxelles.

En 2015, il scénarise la série "Le chevalier des sables" (Sarbacane), avec Robin Raffalli. En 2016, la parution de "Sur les ailes du monde" (Dargaud) devrait marquer la fin d'une longue collaboration avec Jérémie Royer autour du peintre Jean-Jacques Audubon.

Infatigable, il a de nombreux projets en cours. Grolleau le scénariste prépare la suite de ses (nombreuses) séries : "L'écureuil", "Le chevalier des sables", "Muffin" et "Dum". Grolleau le dessinateur est accaparé par la préparation de son livre, "Mikaël", qui devrait sortir à la fin de l'année 2016, chez Six pieds sous terre.

 

ROYER JérémieDernière publication

Sur les ailes du monde, Audubon, éditions Dargaud, 2016

Résumé

Il est des vies que l’on n’oserait pas inventer… Celle de Jean-Jacques Audubon en est un bel exemple ! Né en 1785, il passe son enfance à Nantes, sur les chemins de l’école buissonnière. En 1803, il s’exile au États-Unis, où son père possède une propriété sur la côte Est. L’amoureux des oiseaux découvre, ébloui, les merveilles de cet autre continent. Devenu américain, il se lance dans les affaires, mais c’est vers le ciel qu’il garde les yeux rivés. Ruiné et endetté, il est jeté en prison. Mis en cage. Sa femme l’enjoint alors d’accomplir ce grand voyage dont il parle tant. Il passera des années, loin de chez lui, à parcourir les forêts pour recenser et dessiner ces oiseaux qui le font tellement rêver…

C’est cet incroyable personnage que met en scène Sur les ailes du mondes, Audubon. Et s’il est précisé en avant-propos que les auteurs n’ont pas souhaité relater une « vérité historique » – Jean-Jacques Audubon s’étant lui-même parfois amusé à réinventer sa vie –, il est évident que le travail de documentation est phénoménal. Pourtant, ces recherches préparatoires, aussi passionnantes qu’elles aient été, n’auraient pas suffi pour faire une histoire. Fabien Grolleau a su en dégager une trame pour mener son récit et emmener son lecteur. Et force est de constater que, vraie ou pas, l’histoire est là, portée par une aventure captivante et un « héros » aussi déconcertant que fascinant. En filigrane, il y a aussi cette femme qui, par amour pour son mari, le laisse « s’envoler », lui assurant qu’elle attendra, « au nid », son retour. Le dessin est, bien sûr, un élément essentiel de l’album : Jérémie Royer offre des paysages spectaculaires et des animaux d’un réalisme saisissant. Un album hors du commun, à l’image d’Audubon…