ROYER Jérémie© Alexis Haulot  

ROYER Jérémie

 

Né à Paris en 1979, Jérémie Royer passe une grande partie de sa jeunesse à Nice. C'est là-bas qu'il intègre une école de graphisme publicitaire, où il reste deux ans. Il décide ensuite de suivre l'enseignement de l'école de bande dessinée Saint-Luc, à Bruxelles. Ses études terminées, il s'installe à Paris, où il commence sa carrière de dessinateur.

En 2011, chez Manolosanctis, il publie "La Traversée", qu'il réalise seul, et "Yesterday", dont David Blot signe le scénario. Plus tard, il décide de repartir à Bruxelles, où, avec ses anciens camarades de promotion, il crée l'atelier Mille.

Depuis plusieurs années, avec le scénariste Fabien Grolleau, il se consacre à la réalisation de "Sur les ailes du monde" (Dargaud, 2016), qui retrace la vie de l'ornithologue et peintre Jean-Jacques Audubon.

 

ROYER JérémieDernière publication

Sur les ailes du monde, Audubon, éditions Dargaud, 2016

Résumé

Il est des vies que l’on n’oserait pas inventer… Celle de Jean-Jacques Audubon en est un bel exemple ! Né en 1785, il passe son enfance à Nantes, sur les chemins de l’école buissonnière. En 1803, il s’exile au États-Unis, où son père possède une propriété sur la côte Est. L’amoureux des oiseaux découvre, ébloui, les merveilles de cet autre continent. Devenu américain, il se lance dans les affaires, mais c’est vers le ciel qu’il garde les yeux rivés. Ruiné et endetté, il est jeté en prison. Mis en cage. Sa femme l’enjoint alors d’accomplir ce grand voyage dont il parle tant. Il passera des années, loin de chez lui, à parcourir les forêts pour recenser et dessiner ces oiseaux qui le font tellement rêver…

C’est cet incroyable personnage que met en scène Sur les ailes du mondes, Audubon. Et s’il est précisé en avant-propos que les auteurs n’ont pas souhaité relater une « vérité historique » – Jean-Jacques Audubon s’étant lui-même parfois amusé à réinventer sa vie –, il est évident que le travail de documentation est phénoménal. Pourtant, ces recherches préparatoires, aussi passionnantes qu’elles aient été, n’auraient pas suffi pour faire une histoire. Fabien Grolleau a su en dégager une trame pour mener son récit et emmener son lecteur. Et force est de constater que, vraie ou pas, l’histoire est là, portée par une aventure captivante et un « héros » aussi déconcertant que fascinant. En filigrane, il y a aussi cette femme qui, par amour pour son mari, le laisse « s’envoler », lui assurant qu’elle attendra, « au nid », son retour. Le dessin est, bien sûr, un élément essentiel de l’album : Jérémie Royer offre des paysages spectaculaires et des animaux d’un réalisme saisissant. Un album hors du commun, à l’image d’Audubon…