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NOUSS Alexis

Alexis NUSELOVICI (NOUSS) est professeur en littérature générale et comparée à l’Université d’Aix-Marseille après avoir été professeur à Cardiff University et à l’Université de Montréal. Il a été professeur invité au Brésil, en Turquie, en Espagne et en France. Membre de plusieurs équipes de recherche internationales, il a créé au Canada le groupe de recherche « POEXIL » et en Grande-Bretagne le « Cardiff Research Group on Politics of Translating ». Il dirige le groupe « Transpositions » au sein du Centre interdisciplinaire d’étude des littératures d’Aix-Marseille (CIELAM) et est titulaire de la chaire « Exil et migration » au Collège d’études mondiales (Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris).   Ses champs de recherche et de réflexion concernent notamment la traductologie, l’expérience exilique, la culture européenne, la littérature du témoignage, les problématiques du métissage, les esthétiques de la modernité. Parmi ses ouvrages :  Plaidoyer pour un monde métis (2005) ; Paul Celan. Les lieux d’un déplacement (2010) ; Pour une politique hors-sol (dir. avec A. Giovannoni), 2017 ; La condition de l’exilé (2018 [2015]).

 

nouss alexis la condition de lexile

La condition de l'exilé

éditions Éditions de la Maison des sciences de l'homme, Paris

Dans le monde contemporain où les phénomènes migratoires atteignent une ampleur inédite et suscitent de graves crises sociétales en Europe et ailleurs, il importe de renouveler les analyses pour mieux penser ces réalités.

A cette fin, le présent ouvrage, au carrefour de la sociologie, de la philosophie et des études culturelles, suggère un changement paradigmatique qui substitue au lexique de la migration une pensée fondée sur les notions de condition exilique et d’exiliance afin de redonner un plein statut à la fois existentiel et politique au migrant.

Si les discours actuels font du migrant une figure propre à alimenter chiffres et statistiques, ils gomment son vécu et ses parcours. Or, le migrant est d’abord un exilé, porteur à ce titre d’une mémoire et d’une histoire plurielle, d’une identité conjoignant la culture du lieu de départ et celle du lieu d’arrivée, d’une expérience de multi-appartenance propre à enrichir le vivre-ensemble des communautés nationales aujourd’hui.

Comprendre le migrant en tant qu’exilé permettra de mieux l’accueillir et, en place d’un droit d’asile défaillant, d’esquisser les fondements d’un droit d’exil.