PAQUOT Thierry

Thierry PAQUOT

 

Philosophe de l’urbain et de l’écologie, Thierry Paquot contribue aux débats sur l’urbanisation depuis une trentaine d’années, comme en témoignent ses nombreuses publications, dont La ville au cinéma. Encyclopédie (Les Cahiers du Cinéma, 2005, avec Thierry Jousse), L’espace public (La Découverte, 2009, nouvelle édition 2015), Dicorue. Vocabulaire ordinaire et extraordinaire des lieux urbains (CNRS Éditions, 2017) et Désastres urbains. Les villes meurent aussi (La Découverte, 2015, nouvelle édition 2019), Mesure et démesure des villes (CNRS Éditions, 2020). Il s’intéresse également aux utopies et à la pensée écologique.

 

 

 

 

 

 

 

 

PAQUOT THIERRY copie

Terre urbaine - cinq défis pour le devenir urbain de la planète

 

Devant les dangers de l'urbanisation planétaire, des propositions réalistes d'écologie existentielle respectueuse de la diversité culturelle, de l'éventail des croyances et des rites, de l'incroyable différence des temporalités qui régissent et animent la vie de chaque homo urbanus de la planète. Un essai nourri d'histoires étonnantes puisées au fil d'une longue expérience curieuse de la " chose urbaine ", sous ses multiples formes territoriales, par l'un des meilleurs spécialistes du domaine.

En ce début de siècle, un constat s'impose : l'urbanisation est planétaire. Un standard de vie, plus ou moins homogène, se répand partout, avec son cortège de normes de consommation, de comportements types, de valeurs collectives et de pratiques individuelles qui déséquilibrent les écosystèmes.


C'est cette révolution aux expressions paradoxales que Thierry Paquot explore ici sous ses multiples formes territoriales – bidonville, mégalopole, enclave résidentielle sécurisée, ville moyenne, global city, urbain diffus... L'auteur pointe les défis à relever : la " bonne " occupation des sols face à l'extension des zones urbaines et à la réduction des terres agricoles ; la " bonne " manière de se déplacer, dans un monde confronté à la pénurie probable de pétrole et à la multiplication des mobilités ordinaires (tourisme de masse, shopping, pratiques sportives...) ; la " bonne " façon d'assurer à tous un confort urbain minimal, en favorisant une décroissance raisonnée de certaines consommations ; la " bonne " gouvernance, qui exige l'invention de nouvelles pratiques démocratiques ; la " bonne " habitabilité entre soi et les autres.


Seule une écologie existentielle respectueuse de la diversité culturelle, de l'éventail des croyances et des rites, de l'incroyable différence des temporalités qui régissent et animent la vie de tout homo urbanus peut assurer à tous un devenir urbain.