L'équipe ADFIG

Le Festival International de Géographie est co-organisé par la ville de Saint-Dié-des-Vosges et par l'ADFIG, l'Association pour le Développement du FIG.

Cette association est indépendante de la ville et de toute autre institution. Elle est sans but lucratif. Les services de la ville et des centaines de personnes bénévoles s'impliquent chaque année dans la concrétisation et le développement du Festival !

 

Le bureau de l'ADFIG

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88107 Saint-Dié-des-Vosges cedex
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Christian PierretChristian PIERRET

Le cheval est la plus noble conquête de l’homme. L’abeille, organisée, oeuvre pour sa reine et la gelée royale prodigue les bienfaits d’un médicament. Dans la langue lituanienne, l’animal ne «crève» pas mais «meurt» comme un être humain, respectable. Le lion des blasons héraldiques est admiré pour sa vaillance qui en fait le roi des animaux.

Pourtant, l’actualité des rapports difficiles entre le monde animal et les hommes est très fournie : images cruelles des abattoirs où la souffrance animale révélée au grand public émeut les internautes ; vidéos sur les élevages en batterie des cailles et des poulets, dans une chaleur étouffante, sans air, noyés dans un éclairage aveuglant ; épuisement des zones de pêche sur nombre de mers du globe (un tiers des réserves de poisson est exploité au-delà de la limite qui conduit à l’épuisement de la ressource, contre 10 % il y a 40 ans) ; parcage des saumons arrosés d’antibiotiques dans les élevages norvégiens ou irlandais ; destruction de l’écosystème dans le Pacifique Nord par l’amoncellement de déchets plastiques qui étouffent une surface égale à la France entière... Les visions et reportages d’horreur se succèdent sur nos écrans et smartphones. Les disparitions d’espèces animales et la stérilisation de centaines d’autres par l’effet des engrais et produits phytosanitaires, nous montrent aussi les limites du mode de croissance intensif, mal maîtrisé, car peu régulé par les organisations internationales (il n’y a pas d’ONU de l’environnement même si les «COP», l’OMS et la FAO, constituent des amorces d’une organisation plus raisonnable).

Les grandes civilisations ont accordé au monde animal le respect que les hommes doivent à la fois aux mythes mystérieux dont les animaux sont les héros, porteurs de sens mais souvent au prix de leur sacrifice rituel, et aussi à la recherche d’une nourriture riche en protéines indispensables à la croissance de l’espèce humaine.

Dès l’antiquité, Plutarque a nié que manger de la viande soit fondé sur la nature : «Pourquoi donc, outrageant la nature, vous nourrissez-vous d’un être animé ?» ; plusieurs romantiques ont suivi Rousseau qui a prétendu que les animaux, qui eux aussi peuvent souffrir, mériteraient de bénéficier des mêmes droits que les hommes.

Au-delà de l’éthique, de la philosophie ou de la conception des rapports de la nature et de l’homme, l’expansion démographique de l’humanité (2010) nous oblige à promouvoir une agriculture raisonnée et durable. Et, même si des milliers d’espèces animales restent encore à découvrir et à classer, il nous faudra mieux garantir la pérennité des espèces connues.

C’est en ce sens que la confrontation entre l’expérience de l’Afrique du Sud, pays invité d’honneur, et les efforts de l’Europe sera fructueuse. Nous suivrons ainsi le Montaigne des «Essais» : «Exercer son humanité, c’est paradoxalement savoir étendre les limites de la communauté au-delà des hommes, en éprouvant ce qui nous apparente à tout ce qui vit».

 

Christian Pierret,
Président Fondateur du FIG (1990)

 

Gilles FumeyGilles FUMEY

LES ANIMAUX ET NOUS

Avez-vous un chat ? L’autorisez-vous à aller se blottir contre vous sur le canapé, dans votre lit la nuit ? Et vos perruches en cage ? Les poissons rouges dans l’aquarium ? Les vaches et les dauphins ? Nous pourrions continuer à l’infini. Juste pour rappeler que nous vivons en symbiose avec les animaux. Mais leur place change. Les delphinariums vont être bientôt interdits. Des activistes se battent contre la corrida (qui ne date que du XIXe siècle). Et ne parlons pas des animaux de rente dans l’industrie alimentaire.

Avec les géographes et toute la société, le FIG se demande si «nous sommes des animaux comme les autres» comme le pensent les animalistes. Sans doute pas, car nous sommes des personnes. Ce qui nous impose de respecter leurs écosystèmes, la biodiversité, de protéger les espèces menacées.

Ces questions dépassent la géographie mais elle est concernée. Car les animaux ont un territoire. C’est de ces frontières que nous devons discuter. En rappelant tout ce que nos géographies doivent aux animaux de trait, de course, à ceux qui sont restés en liberté dans les forêts, les montagnes, sous terre ou dans le ciel.

L’Afrique du Sud, notre pays invité, offre de belles occasions de réfléchir au sort des animaux dans les parcs conçus par les colons anglais. Mais l’Afrique du Sud, la grande puissance économique d’Afrique, semble en panne depuis la légalisation en 1990 de l’ANC, du PC et des mouvements noirs. Rien ne s’est passé comme l’élection de Nelson Mandela le laissait espérer. Une belle école de géographie de l’Afrique du Sud travaille depuis vingt ans sur ce pays.
Elle est au FIG. Ecoutons-la.

Gilles Fumey,
professeur à l’université Paris-Sorbonne, président de l’ADFIG

 

 

Olivier Huguenot

Vice-président
Olivier HUGUENOT

Etienne Humbert

Vice-président
Etienne HUMBERT

Jacqueline Fresse

Secrétaire
Jacqueline FRESSE

Michele Lemaitre-Jacquot

Projets et Animations
Michèle LEMAITRE-JACQUOT

Michel Marchal

Trésorier
Michel MARCHAL

 
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