Alex Taylor - Président du Salon du Livre 2014

Alex Taylor

God save le Roi Mark… Et bienvenue à Alex Taylor à Saint Dié des Vosges !

Une évidence, parce qu’il est anglais, mais cette seule raison ne conviendrait pas à celui qui se veut européen avant tout, et surtout pas «britannique de service».

Le journaliste a quitté son pays «originel» il y a plus de 30 ans. Septembre 1980, il arrive à Paris, donne des cours d’anglais, fonde une radio gaie avant de travailler pour France Inter et de se faire connaître à la télé, sur France 3, dans l’émission «Continentales». Of course ! C’est lui Alex Taylor, le British qui présenta «Continentales» pendant plus de six ans dans les années 90 ! Depuis, il a travaillé pour Arte, dirigé RFI, animé de nombreux colloques sur l’Europe et commente, en ce moment, au petit matin sur France Inter, l’actualité internationale… En alexandrins.

 

Alex Taylor, ces anglais qui sont-ils ?

 

Et il écrit, Alex Taylor !
En 2008, dans son premier livre, autobiographique, il revenait sur son homosexualité et sur son enfance à Luton (au nord de Londres). Deux ans plus tard, dans «Bouche bée, tout ouïe...», il nous faisait partager son amour des langues. Nous découvrions alors que ce Britannique d’origine parlant français comme il respire, était aussi à l’aise en langue allemande, et presque autant en italien et en espagnol... 

Mais chassez le naturel... L’accent anglais reste encore aujourd’hui et rappelle sans cesse ce gamin, fils d’un inspecteur des écoles et d’une comptable, passé par Oxford avant d’arriver à Paris au début des années 80. Ce fils d’anglais qui, dans son dernier livre «Quand as-tu vu ton père pour la dernière fois ?» (Ed. Lattes) rend hommage à son père et règle ses derniers comptes sur l’enracinement. Et c’est certainement, parce que ce British d’origine, devenu fervent européen, a su quitter son pays pour vivre mieux ailleurs, a su habiter l’Europe comme on habite la terre, qu’il est un président of course !

Mais surtout, si c’est une évidence Alex Taylor à Saint-Dié-des-Vosges, c’est que ce déraciné a su dès l’âge de neuf ans inventer sa propre géographie :
«je me souviens avoir informé mes parents un matin au petit déjeuner dans une sorte de déclaration unilatérale d’indépendance, qu’à partir de ce jour, ma chambre s’était constituée en pays indépendant, et qu’il leur faudrait désormais montrer leur passeport pour y accéder. Ce pays avait sa propre monnaie, que je fabriquais en utilisant la machine à dupliquer de ma mère, et je m’étais autoproclamé Roi Mark…»*

* Extrait de «Journal d’un apprenti pervers», Alex taylor, Ed. Lattes

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